La Direction générale de l’armement (DGA) a attribué à Thales un marché de développement, de qualification et de production de la bouée acoustique aérolargable SonoFlash au profit de la Marine nationale. Cette bouée marque la concrétisation d’une ambition stratégique portée par la France dans le domaine des capteurs acoustiques.

Le développement et la production des bouées SonoFlash sollicitent au-delà de Thales, une dizaine de PME/ETI nationales à travers le territoire, représentant une quinzaine d’équivalents temps plein durant les 4 années de développement. Produite en France et reposant sur un réseau de sous-traitance impliquant des PME et ETI comme Telerad, Selha ou Realmeca, la bouée SonoFlash contribue à la concrétisation de la volonté française d’indépendance industrielle stratégique, en s’appuyant sur l’expertise de Thales dans la technologie des senseurs acoustiques.

Thales a développé la bouée SonoFlash, une bouée sonar de nouvelle génération avec un rapport performances/masse inégalé. Les bouées sont aujourd’hui soit passives, soit actives, or la bouée SonoFlash associe les deux : un émetteur basse fréquence optimal, puissant, et un récepteur passif doté d’un fort gain de directivité. La combinaison de ces deux capacités associées à une endurance importante permet une grande polyvalence d’emploi.

Face à la menace sous-marine croissante, les bouées acoustiques constituent un élément clé de protection en complément des sonars des navires de surface et des hélicoptères embarqués. Parachutées en mer par les avions de l’aéronautique navale, elles permettent d’accroître les capacités de détection sous l’eau et d’augmenter les contraintes pesant sur le sous-marin adverse.

La marine française sera la première à être équipée de la bouée SonoFlash, devant être déployée à bord de l’avion de patrouille maritime Atlantique 2 (ATL2) rénové et de l’hélicoptère tactique NH-90 Caïman Marine. Elle sera livrée dès 2025 et pourra être proposée à l’export à nos alliés pour toutes les plateformes aériennes modernes : avions de patrouille maritime et hélicoptères, mais également tout type de plateforme dronisée : drones de surface, drones aériens à voilure fixe ou tournante équipés d’une nacelle permettant l’emport de plusieurs bouées.

« Dans la taille d’un tube de 12,3 cm de diamètre et 91,4 cm de longueur, Thales a concentré dix années d’innovation matérielle et digitale pour décupler le rayon d’action d’une force navale en lutte anti-sous-marine, surclasser toutes les bouées acoustiques existantes sur le marché et offrir aux marines un nouveau sonar polyvalent et facile d’emploi pour le pistage de sous-marins depuis n’importe quel aéronef, piloté ou non, frégate ou drone de surface. Nous sommes reconnaissants à la DGA et à la Marine de leur confiance et heureux d’aller au bout de ce projet avec les PME françaises partenaires de ce projet qui permettra à la France d’établir sur le territoire national une filière souveraine de bouées acoustiques », a déclaré Alexis Morel, vice-président, Systèmes sous-marins, Thales.