Pour répondre aux préoccupations initiales de la Commission européenne, suite à la notification de son projet d’acquisition de Bombardier Transport auprès de Bruxelles le 11 juin 2020, Alstom, en coordination avec Bombardier Transport et la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDQP), annonce aujourd’hui son intention de soumettre un certain nombre d’engagements.

Ces engagements incluent la cession du Coradia Polyvalent d’Alstom et du site de production de Reichshoffen en France ; un transfert de la contribution de Bombardier Transport pour le train à très grande vitesse V300 ZEFIRO ; la cession de la plateforme Bombardier TALENT 3 et des installations de production correspondantes situées sur le site de Hennigsdorf en Allemagne. Enfin, la fourniture d’un accès à des tiers à certaines interfaces et produits des différentes unités de signalisation embarquée de Bombardier Transport et de systèmes de gestion du contrôle des trains (TCMS)

Ces engagements envisagés sont soumis à l’approbation de la Commission européenne. L’acquisition de Bombardier Transport reste en bonne voie pour une clôture prévue au premier semestre de l’année 2021, assure le groupe ferroviaire.

La fusion potentielle entre Alstom et Bombardier Transport ferait du groupe français le numéro 2 mondial du ferroviaire derrière le groupe chinois CRRC, effaçant ainsi le camouflet infligé par le rachat avorté d’Alstom par Siemens il y a plus d’un an. Suite à cette opération, Alstom bénéficierait d’un carnet de commandes d’environ 75 milliards d’euros et d’un chiffre d’affaires d’environ 15,5 milliards.

Alstom a enregistré 8,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 9,9 milliards d’euros de commandes en 2019/20. Société basée en France, Alstom est présent dans 60 pays et emploie 38 900 personnes.

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