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IBM dévoile la première puce 2 nm

IBM dévoile la première puce 2 nm

IBM a dévoilé jeudi une puce réalisée en technologie 2 nm, une première mondiale qui marque une étape décisive en matière de performances et de consommation d’énergie des semiconducteurs.

IBM, qui a revendu les activités d’IBM Microelectronics au fondeur Globalfoundries en 2015, n’en continue pas moins d’être à la pointe de la recherche dans les semiconducteurs. En témoigne l’annonce faite jeudi par IBM Research de la première puce réalisée en technologie 2 nm.

La demande d’augmentation des performances des semiconducteurs et de l’efficacité énergétique continue d’augmenter, en particulier à l’ère du cloud hybride, de l’intelligence artificielle et de l’Internet des objets. La nouvelle technologie de puce 2 nm d’IBM contribue à faire progresser l’état de l’art dans l’industrie des semiconducteurs, répondant à cette demande croissante. La technologie 2 nm permettrait ainsi d’atteindre des performances 45% plus élevées, ou une consommation d’énergie inférieure de 75%, par rapport aux puces en technologie 7 nm les plus avancées d’aujourd’hui.

Développée moins de quatre ans après l’annonce par IBM de sa première conception 5 nm, cette dernière percée permettra à la puce 2 nm d’adapter jusqu’à 50 milliards de transistors sur une puce. Elle fait appel à une structure dite de nanofeuilles, une première dans l’industrie. Plus de transistors sur une puce signifie également que les concepteurs de processeurs ont plus d’options pour infuser des innovations au niveau du cœur de la puce afin d’améliorer les capacités des charges de travail de pointe telles que l’IA et le cloud computing, ainsi que de nouvelles voies pour la sécurité et le chiffrement renforcés par le matériel.

IBM énumère les possibilités de cette technologie 2 nm dans la vie de tous les jours : quadrupler l’autonomie de la batterie du téléphone portable ; réduire drastiquement l’empreinte carbone des centres de données, qui représentent 1% de la consommation mondiale d’énergie (en intégrant des processeurs 2 nm dans tous les serveurs) ; accélérer considérablement les fonctions d’un ordinateur portable ; contribuer à une détection d’objet et à un temps de réaction plus rapides dans les véhicules autonomes.

Les efforts de développement de semiconducteurs de la société sont basés dans son laboratoire de recherche situé au Albany Nanotech Complex à Albany, dans l’État de New York, où les scientifiques d’IBM travaillent en étroite collaboration avec des partenaires des secteurs public et privé pour repousser les limites de la technologie des semiconducteurs. Cette approche collaborative de l’innovation fait d’IBM Research Albany un écosystème de premier plan pour la recherche sur les semiconducteurs. IBM rappelle que son héritage en matière de percées dans les semiconducteurs comprend également la première mise en œuvre des technologies 7 nm et 5 nm, la DRAM à cellule unique, les résines photosensibles amplifiés chimiquement, le câblage d’interconnexion en cuivre, la technologie SOI (silicium sur isolant), les microprocesseurs multicœurs, les diélectriques de grille High-k, la DRAM intégrée et l’empilement de puces 3D.

IBM ne s’attend pas à ce que cette technologie puisse entrer en production de volume chez les fondeurs avant fin 2024. Il est vrai que les premiers processeurs IBM Power en technologie 7 nm n’entreront commercialement dans les systèmes d’informatiques d’IBM que cette année. IBM Research avait annoncé la première puce 7 nm en juillet 2015.

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