L’imec inaugure sa ligne pilote européenne NanoIC dédiée au 2 nm et moins
Inaugurée une semaine après FAMES, la ligne pilote européenne du CEA, NanoIC s’attelle aux technologies de gravure les plus avancées (2 nm et moins) et disposera notamment d’un scanner EUV à haute ouverture numérique de nouvelle génération signé ASML.
En mai 2024, l’imec confirmait qu’il accueillerait la ligne pilote NanoIC sélectionnée par Chips Joint Undertaking (Chips JU) dans le cadre de l’European Chips Act et dédiée aux technologies de gravure les plus avancées de 2 nm et moins. Ce projet se concrétise aujourd’hui avec l’inauguration en grande pompe d’une extension de salle blanche de 2000 m² au siège de l’imec, à Louvain, marquant une étape cruciale dans le déploiement de la ligne pilote NanoIC et portant à plus de 12 000 m² la capacité de salles blanches de l’institut de recherche belge. Cette inauguration intervient une semaine après celle de FAMES, la ligne pilote européenne du CEA.
« Depuis l’annonce en mai 2024 de l’implantation de la ligne pilote NanoIC sur le site de l’imec, nous avons accéléré le processus, notamment l’acquisition des équipements et le lancement d’un vaste programme de recrutement. Aujourd’hui, ces efforts aboutissent à l’inauguration d’une extension de salle blanche de 2 000 m² qui abritera des équipements de pointe, dont le scanner EUV à haute ouverture numérique de nouvelle génération d’ASML, dont la livraison est prévue mi-mars », précise Luc Van den Hove, Pdg de l’imec.

© imec / NanoIC
A noter que l’imec entamera prochainement la construction d’une toute nouvelle salle blanche de 4000 m² sur son campus de Louvain afin de permettre à la ligne pilote NanoIC d’atteindre son plein potentiel. Au cours des cinq prochaines années, NanoIC devrait ainsi héberger plus d’une centaine de nouveaux outils, répartis sur les sites de l’imec, mais aussi sur ceux de ses partenaires : CEA-Leti (France), Fraunhofer (Allemagne), VTT (Finlande), CSSNT-UPB (Roumanie) et Tyndall National Institute (Irlande).
Pour rappel, NanoIC vise à établir une plateforme technologique de premier plan où les entreprises européennes et internationales pourront explorer de nouvelles technologies avant qu’elles ne soient introduites dans une production à grande échelle. Ciblant le développement de systèmes sur puce (SoC) pour les technologies en 2 nm et moins, NanoIC soutiendra une diversité d’industries en Europe – notamment l’automobile, les télécommunications, la santé, etc. – pour développer des produits évolutifs qui exploitent les dernières innovations en matière de puces.
Ce projet représente un investissement associant des contributions publiques et privées d’un montant de 2,5 milliards d’euros. La contribution des programmes de financement de l’UE (Horizon Europe et Digital Europe) par l’intermédiaire de Chips JU et de la Flandre, s’élève à 1,4 milliard d’euros. Quant aux contributions privées, elles devraient s’élever à 1,1 Md€ et provenir de plusieurs partenaires industriels, dont ASML.


