Atos finalise la cession de Bull à l’État français
Atos finalise la vente de son activité de calcul avancé (Bull) à l’État français pour un montant pouvant atteindre 404 millions d’euros. Cette opération marque une étape importante dans le recentrage du groupe sur ses métiers prioritaires.
Près d’un an et demi après l’ouverture de discussions exclusives, Atos Group annonce la finalisation de la cession de Bull, son activité de calcul avancé (Advanced Computing), à l’État français. La transaction atteint une valeur d’entreprise pouvant aller jusqu’à 404 millions d’euros, incluant 104 M€ de compléments de prix conditionnels. Le périmètre a été ajusté depuis l’accord initial signé en juillet 2025, avec l’exclusion de l’entité zData, entraînant une légère révision du montant global.

© Atos
Cette activité Advanced Computing regroupe des domaines tels que le calcul haute performance (HPC), le quantique, le business computing et l’intelligence artificielle. Elle représentait environ 700 M€ de chiffre d’affaires en 2025 et était intégrée à Eviden, la division d’Atos dédiée aux produits et systèmes technologiques. À la suite de cette cession, Eviden se concentre désormais sur la cybersécurité, les systèmes critiques et l’analyse vidéo augmentée par l’IA, avec un chiffre d’affaires pro forma d’environ 300 M€.
Cette opération s’inscrit dans la transformation d’Atos, qui vise à simplifier son portefeuille d’activités et à renforcer sa position sur des segments à fort potentiel. En recentrant ses ressources, le groupe entend consolider ses expertises dans les services numériques, la cybersécurité et les infrastructures critiques.
Pour l’État français, devenu unique actionnaire de Bull, cette acquisition traduit une volonté de préserver et de développer des capacités nationales dans le domaine du calcul haute performance et de l’intelligence artificielle, des technologies clés pour l’innovation et l’indépendance technologique.
Enfin, la transaction a été conçue pour garantir la continuité des activités, tant pour les clients que pour les collaborateurs de Bull, assurant ainsi une transition maîtrisée et sans rupture, si l’on en croit Atos.


