Alors que selon La Tribune (*), Nokia France a convoqué lundi prochain les syndicats à une réunion extraordinaire du Comité social et économique (CSE), -vraisemblablement pour un nouveau plan de suppression d’emplois-, Ericsson publie l’édition de juin 2020 de son Mobility Report et revoit à la hausse ses prévisions de fin 2020 pour les abonnements 5G dans le monde.

Ericsson s’attend ainsi désormais à ce que le nombre d’abonnements 5G dépasse 190 millions d’ici la fin de 2020 et atteigne 2,8 milliards d’ici la fin de 2025.

Si la croissance attendue des abonnements 5G a ralenti sur certains marchés en raison de la pandémie (notamment en Europe et singulièrement en France où les enchères sont reportées en septembre), elle est compensée par d’autres marchés où elle s’accélère, ce qui a incité Ericsson à revoir à la hausse ses prévisions de fin 2020 pour les abonnements 5G dans le monde. L’équipementier suédois a signé plus de 93 accords ou contrats commerciaux 5G avec des fournisseurs de services de communication uniques, dont 40 sont des réseaux en service.

« Au-delà de la mesure du succès de la 5G en matière d’abonnements, son impact sera finalement jugé à l’aune des avantages qu’elle apporte aux personnes et aux entreprises. La 5G est faite pour l’innovation et la crise du Covid-19 a mis en évidence la véritable valeur de la connectivité et le rôle qu’elle peut jouer dans la relance des économies », souligne Fredrik Jejdling, vice-président exécutif et directeur de l’activité Réseaux d’Ericsson.

Le rapport met en effet également en avant le rôle des réseaux et de l’infrastructure numérique qui ont permis aux entreprises de fonctionner et aux familles de rester connectées pendant la pandémie de Covid-19.

« La propagation du Covid-19 a incité les citoyens à changer leur façon de vivre au quotidien dans le monde entier, en travaillant ou en étudiant depuis leur domicile pour bon nombre d’entre eux. Cela a conduit à un déplacement rapide du trafic réseau des quartiers d’affaires aux quartiers résidentiels. Le dernier Ericsson Mobility Report montre que les réseaux mobiles et fixes jouent un rôle encore plus important dans les infrastructures nationales essentielles », ajoute Fredrik Jejdling.

L’importance de l’infrastructure numérique

Les nouveaux comportements engendrés par le confinement ont entraîné des changements mesurables dans l’utilisation des réseaux fixes et mobiles. La plus grande partie de l’augmentation du trafic a été absorbée par les réseaux résidentiels fixes, qui ont connu une croissance de 20% à 100 %. Mais de nombreux fournisseurs de services ont également observé une hausse de la demande sur leur réseau mobile.

Dans une étude récente menée par le Consumer Lab d’Ericsson, 83% des personnes interrogées dans 11 pays affirment que les TIC (technologies de l’information et des télécommunications) les ont beaucoup aidés à faire face au confinement. Les résultats montrent une adoption et une utilisation accrues des services TIC, tels que l’apprentissage en ligne et les applications de bien-être, qui ont aidé les consommateurs à s’adapter à de nouvelles réalités, soutenues par la connectivité.

En ce qui concerne l’avenir, alors que 57% des personnes interrogées déclarent qu’elles économiseront de l’argent pour leur sécurité financière, un tiers d’entre elles prévoient d’investir dans la 5G et dans une amélioration du haut débit à domicile afin d’être mieux préparées à une éventuelle deuxième vague de Covid-19.

Les accès fixes via les réseaux sans fil (FWA) jouent un rôle accru

Selon Ericsson, l’accès FWA sur 4G ou 5G constitue une alternative de plus en plus rentable pour fournir du haut débit et plusieurs facteurs conduisent le développement du marché FWA : la demande des consommateurs et des entreprises pour des services numériques ainsi que les programmes et subventions financés par le gouvernement.

Les connexions FWA devraient ainsi atteindre près de 160 millions d’ici la fin 2025, soit environ 25 % du trafic de données des réseaux mobiles mondiaux. À la fin de 2019, le trafic de données FWA mondial était estimé à environ 15% du total mondial. Il devrait désormais être multiplié par près de 8 pour atteindre 53 exabytes en 2025, ce qui représente 25% du trafic total de données des réseaux mobiles.

Téléchargez l’édition de juin 2020 du Mobility Report d’Ericsson

(*) Lire l’article de La Tribune sur Nokia