L’espoir que l’économie chinoise revienne à la normale lundi après un congé prolongé du Nouvel An chinois est vain, alors que plusieurs entreprises ont annoncé qu’elles resteraient fermées en raison de préoccupations concernant le coronavirus, écrit ce matin le Nikkei Asia Review.

Alors que le nombre de morts liés au virus a dépassé les 900 en Chine, la majorité des retards annoncés proviennent d’entreprises opérant à Wuhan, la ville la plus touchée par l’épidémie. Certes, ce sont surtout les fabricants de biens de consommation (alimentation, restaurants, centres commerciaux, etc.) qui retardent leur ouverture, analyse le journal japonais. Mais ces reports affectent aussi l’industrie high tech. Le sous-traitant Hon Hai Foxconn peine à reprendre ses opérations, allant jusqu’à commencer à fabriquer ses propres masques pour ses employés, écrit le Nikkei. En outre, les autorités chinoises n’ont pas donné leur feu vert pour que l’entreprise redémarre ses énormes usines du continent, qui emploient des dizaines de milliers de travailleurs.

Quant au fondeur chinois SMIC, une entreprise stratégique en Chine, il a déclaré dans un communiqué à la Bourse de Hong Kong « travailler dur pour maintenir l’état ininterrompu des opérations de fabrication », tout en reconnaissant que « la tâche est ardue ».

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Moins de 20% de reprise dans les usines chinoises ce lundi ?

Moins de 20% des employés des usines chinoises retourneraient au travail après une interruption prolongée du Nouvel An lunaire en raison de l’épidémie de coronavirus, et de nombreuses usines de composants en Chine ont décidé de ne pas redémarrer production jusqu’au 25 février malgré l’autorisation de reprendre les opérations le 10 février, affirme de son côté le quotidien taïwanais DigiTimes.

Pour DigiTimes, les fabricants ne croient généralement pas que leur production puisse revenir à des niveaux normaux. Les pénuries de matériaux et de main-d’œuvre seront un problème majeur en raison du contrôle strict des transports par les gouvernements locaux.

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