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Les logiciels vont transformer l’automobile au cours de la prochaine décennie

Les logiciels vont transformer l’automobile au cours de la prochaine décennie

Les équipementiers automobiles qui sauront tirer pleinement parti du potentiel des fonctionnalités et services logiciels bénéficieront d’un avantage concurrentiel important, le marché étant estimé à 640 milliards de dollars d’ici 2031, selon un rapport du Capgemini Research Institute.

Selon le rapport « Next Destination : Software — How automotive OEMs can harness the potential of software-driven transformation », sur les cinq à dix ans à venir, la moitié des équipementiers (51%) s’attendent à être reconnus pour la fourniture de fonctionnalités logicielles, telles que les systèmes avancés d’aide à la conduite (Advanced Driver Assistance System ou ADAS), la conduite autonome, la connectivité et les services, autant que pour leur excellence en ingénierie automobile. D’autre part, en moyenne et par équipementier, la part des nouveaux véhicules fonctionnant à partir d’une plateforme logicielle commune et unifiée devrait passer de 7% en 2021 à 35% en 2031.

Constituant un facteur de différenciation clé pour les équipementiers, ceux qui tireront parti des fonctionnalités logicielles pour offrir des services uniques devraient gagner 9% de part de marché par rapport aux autres acteurs. L’étude souligne qu’en opérant cette transformation, les équipementiers automobiles devraient bénéficier d’avantages considérables au cours des cinq prochaines années, notamment une amélioration de la productivité pouvant atteindre 40%, une baisse des coûts de 37% et une amélioration de la satisfaction des clients de 23%. Cependant, près de la moitié (45%) des équipementiers n’offrent actuellement aucun service connecté, et seulement 13% proposent des services connectés payants.

Pour tirer parti des avantages des logiciels et prendre l’avantage sur leurs concurrents, les équipementiers devront abandonner leur architecture traditionnelle qui reste la norme aujourd’hui pour 93% d’entre eux, avec seulement 13% d’entre eux prévoyant de dissocier le déploiement des architectures logicielle et matérielle, étroitement intégrées, conseille l’étude. Cette situation rend les mises à jour logicielles over-the-air (OTA) inefficaces et peut ralentir l’innovation. Selon le rapport, les dirigeants du secteur automobile s’attendent à ce que la production de nouveaux véhicules prenant en charge les services connectés et les mises à jour OTA triple, passent de 11% à 36% au cours des cinq prochaines années, alors que seulement 4% des équipementiers fournissent un système de mise à jour OTA aujourd’hui. Si ces derniers veulent tirer parti de cette opportunité de croissance, ils vont devoir redoubler d’efforts, souligne l’étude.

Les équipementiers devront établir des partenariats stratégiques avec des fournisseurs de logiciels et de services technologiques afin de renforcer l’ensemble de la chaîne de valeur des logiciels automobiles. Ils auront également besoin de mettre en place une stratégie d’écosystème solide pour établir et développer efficacement des partenariats afin d’assurer la poursuite de la normalisation de l’architecture, ainsi que la collecte, l’utilisation, la propriété et le traitement des données générées par les véhicules et par les consommateurs.

La propriété des données et la cybersécurité restent un sujet de préoccupation

La propriété des données et leur cybersécurité restent une préoccupation, presque la moitié des équipementiers ayant du mal à les collecter et à les traduire en informations exploitables. Moins de 10% d’entre eux estiment être bien préparés à appliquer des mesures de cybersécurité, tandis que 60% peinent à s’assurer que les produits des fournisseurs respectent les réglementations en matière de sécurité. Les nombreuses données que les logiciels permettent de collecter peuvent ajouter de l' »intelligence » à la chaîne de valeur de l’automobile, mais près de la moitié (47%) des équipementiers ne les collectent pas et ne les analysent pas.

Selon l’étude, les équipementiers devraient se concentrer sur la mise au point et la monétisation de services liés à la sûreté et à la sécurité, que les clients réclament et sont prêts à payer.

À mesure que les besoins des clients évoluent, les équipementiers devront également former une grande partie de leurs équipes existantes aux compétences logicielles et aux nouvelles méthodes de travail. Actuellement, les équipementiers sont confrontés à un déficit de compétences de 40 à 60% dans des domaines tels que l’architecture logicielle, le cloud et la cybersécurité, or le secteur a un besoin croissant de compétences logicielles. 97% des dirigeants interrogés estiment qu’au cours des cinq prochaines années, jusqu’à 40% de leurs collaborateurs devront posséder les compétences nécessaires pour assurer une transformation par les logiciels. Pour en exploiter pleinement le potentiel, les équipementiers devront porter leur attention sur l’interne, transformer la culture de l’organisation et redéfinir leurs processus autour des logiciels.

« Les logiciels redéfinissent la mobilité et bouleversent l’ensemble de la chaîne de valeur du secteur automobile. La nouvelle ère de l’automobile va bien au-delà du véhicule, et libère de nouveaux différenciateurs et des opportunités pour la construction automobile et son business modèle. Les équipementiers qui veulent réussir, développer leur activité et préparer l’avenir doivent adopter une optique plus large – en accordant autant d’attention à leur modèle opérationnel interne qu’aux développements logiciels », commente Alexandre Audoin, responsable du secteur automobile au sein du groupe Capgemini.

Le rapport propose un plan d’action en six points pour aider les équipementiers à exploiter le plein potentiel de leur transformation par les logiciels.

Pour télécharger une copie du rapport, cliquez ICI

Capgemini a mené cette enquête en ligne auprès de 572 dirigeants travaillant pour des équipementiers automobiles à travers le monde, ainsi qu’une série d’entretiens approfondis avec 17 experts du secteur, couvrant divers aspects de la transformation par les logiciels.

Le « Capgemini Research Institute » est le centre de recherche de Capgemini. Partenaire stratégique des entreprises pour la transformation de leurs activités en tirant profit de toute la puissance de la technologie, Capgemini regroupe 270 000 personnes dans près de 50 pays. Le groupe s’attache à répondre à l’ensemble des besoins de ses clients, de la stratégie et du design jusqu’au management des opérations, en tirant parti des innovations dans les domaines du cloud, de la data, de l’Intelligence Artificielle, de la connectivité, des logiciels, de l’ingénierie digitale et des plateformes. Le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 16 milliards d’euros en 2020.

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