Nokia vient d’annoncer ce lundi son quatrième plan de suppression d’emplois en France depuis 4 ans.  1233 postes vont être supprimés, soit 30% des effectifs ! Cela concerne 402 postes dans la R&D et les fonctions centrales à Lannion (Côtes d’Armor) (la moitié du site) et 831 postes à Nozay (Essonne).

Le plan concerne la filiale française Alcatel Lucent International qui employait 3667 salariés fin avril, dont 2895 à Nozay (91) et 772 à Lannion (22). Les trois autres filiales françaises, Radio Frequency Systems, Nokia Bell Labs France et Alcatel Submarine Networks, ne sont pas concernées

« La France restera un pôle de R&D déterminant au sein de Nokia, principalement autour du développement des technologies 5G et de la transmission par faisceaux hertziens, ainsi que dans la recherche avancée avec Bell Labs, dont l’Internet des Objets et la nouvelle génération de solutions de transport », a déclaré, dans un communiqué Thierry Boisnon, président de Nokia en France.

« C’est un tiers des effectifs supprimés, alors que les résultats de Nokia sont bons, et que les salariés français ont été les plus performants, félicités même par leurs responsables. Ce n’est qu’une stratégie bas coûts qui se met en place, contraire à tous les engagements pris par Nokia en France. Nokia se moque de tout le monde, et en premier lieu du gouvernement français. Les actions de l’intersyndicale face à cette attaque sans précédent seront à la hauteur », promet l’intersyndicale , dans un communiqué publié sur le blog syndical CFE-CGC.