Orléans Métropole a déposé une offre de reprise de Brandt, au cas où
Éviter un éventuel passage sous bannière étrangère : tel est l’objectif d’Orléans Métropole qui a déposé in extremis une offre de reprise des quatre marques du groupe Brandt, au cas où l’offre d’un repreneur français ne soit pas retenue.
Selon une information de La Lettre Valloire, confirmée ensuite par l’AFP, Orléans Métropole a déposé une offre de reprise des quatre marques du groupe Brandt placé en liquidation judiciaire le 11 décembre dernier par le Tribunal des activités économiques de Nanterre. Cette nouvelle offre a été déposée au tribunal quelques minutes avant la clôture du dépôt des dossiers de candidature et propose de reprendre les marques Brandt, Vedette, De Dietrich et Sauter pour un montant de 300 000 euros qui pourrait être portée jusqu’à deux millions d’euros si nécessaire.
La proposition d’Orléans Métropole vise essentiellement à protéger les marques du groupe électroménager d’un éventuel passage sous bannière étrangère, ce qui signifie que la métropole s’effacera en cas de reprise de Brandt par une entité française.

© Groupe Brandt
Rappelons que deux propositions de reprise ont été déposées par des investisseurs français. La veille de Noel, l’industriel français Stéphan Français, patron du groupe informatique Metavisio-Thomson Computing, a présenté un projet de reprise de l’usine Brandt de Saint-Jean-de-la-Ruelle, près d’Orléans (Loiret), avec la réembauche d’une partie des 350 salariés qui travaillaient sur ce site. Ce projet prévoit un investissement de 25 millions d’euros qui permettrait de poursuivre des activités dans le gros électroménager mais également de se diversifier dans d’autres domaines comme l’informatique (le cœur de métier de Metavisio-Thomson Computing) ou les drones.
Et la semaine dernière, EverEver, jeune entreprise basée près de Vannes et spécialisée dans l’électroménager durable, réparable, personnalisable et fabriqué en France, a déposé une proposition de rachat de l’usine Brandt de Vendôme, dans le Loir-et-Cher, la plus petite des deux unités de production françaises du groupe d’électroménager.


