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Un séisme au Japon fait à nouveau trembler l’industrie des semiconducteurs

Un séisme au Japon fait à nouveau trembler l’industrie des semiconducteurs

Un puissant tremblement de terre de magnitude 7,3 s’est produit au large de Fukushima, au Japon, dans la soirée du 16 mars. Selon TrendForce, c’est surtout une usine de mémoires de Kioxia qui pourrait être confrontée à une perte de production. Le suivi de la situation au 18 mars de Renesas est plutôt rassurant.

Pour le cabinet d’études taïwanais TrendForce, seule la Fab K1 de Kioxia (situé à Kitakami) risque d’être confrontée à la possibilité d’une nouvelle perte de production après déjà une contamination en février de certains matériaux utilisés dans ses processus de fabrication de mémoires flash (voir notre article). Les autres fabricants de semiconducteurs dans la région procèdent à des inspections de machines, mais au 18 mars l’impact global semble sous contrôle.

Au 17 mars, la fab K1 de Kioxia a été arrêté pour inspection. Le taux d’utilisation des capacités de Kioxia pourrait être lent à se redresser la semaine prochaine, entraînant une nouvelle révision à la baisse de la production de la fab K1 au 1er trimestre, souligne TrendForce. Les usines restantes de Kioxia ne sont pas affectées, tout comme l’usine d’Hiroshima de Micron. A ce stade, TrendForce estime que les prix des mémoires ne sont pas sujets à des changements drastiques.

Chez les fournisseurs de tranches, deux unités de production de tranches – l’usine de Yonezawa de Sumco à Yamagata et l’usine de Shirakawa de Shin-Etsu à Fukushima- se trouvent toutes deux dans la zone touchée, subissant une intensité de magnitude 5. En raison de la stabilité extrêmement élevée requise dans le processus de croissance des cristaux, les industriels n’ont pas encore annoncé l’impact du tremblement de terre. TrendForce estime cependant que des dommages aux machines et aux tranches de silicium sont inévitables. Toutefois, les bâtiments ont été renforcés après le tremblement de terre et le tsunami de Tohoku en 2011 au Japon, de sorte que les dommages globaux peuvent être mineurs.

De son côté, Renesas exploite trois usines proches de l’épicentre : Naka Factory (Hitachinaka, préfecture d’Ibaraki), Takasaki Factory (Takasaki, préfecture de Gunma) et Yonezawa Factory (Yonezawa, préfecture de Yamagata). Dans sa mise à jour du suivi de la situation du 18 mars, le fabricant japonais souligne qu’il n’a jusqu’à présent reçu aucun rapport faisant état de victimes ou de dommages importants aux installations. Le redémarrage des équipements a commencé le 17 mars et Renesas estime pouvoir retrouver la capacité de production des sites d’avant le séisme dès le 23 mars pour les deux premiers sites et le 20 mars pour le troisième site. Reste à évaluer l’impact sur les tranches en cours de production lors du séisme.

Pour sa part, Murata précise qu’une partie de la production devrait reprendre le 21 mars dans son usine d’inductances et de filtres de Tome-shi, Miyagi, qu’une partie de la production devrait reprendre le 22 mars dans son usine de filtres SAW de Sendai-shi, Miyagi et que la production de cellules de batteries a repris le 18 mars dans son usine de Motomiya-shi, Fukushima.

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