Selon Ericsson, le nombre total de connexions IoT cellulaires devrait passer de 1,3 milliard à fin 2019 à 5 milliards à fin 2025, soit un taux de croissance annuel de l’ordre de 25%. Les technologies NB-IoT et Cat-M représenteront alors 52% des connexions cellulaires IoT en 2025.

L’étude d’Ericsson distingue trois grands types de connexions IoT sur réseaux cellulaires : les connexions basiques qui s’appuie sur les technologies 2G/3G ; les connexions baptisées « Massive IoT » qui s’appuient sur les standards NB-IoT et Cat-M1 ; et enfin, les connexions « Broadband IoT » pour des applications de type réseaux étendus nécessitant un débit plus élevé, une latence inférieure et des volumes de données plus importants que ceux que les technologies Massive IoT peuvent prendre en charge.

Actuellement, la très grande majorité des connexions cellulaires IoT concerne la première catégorie (2G/3G). Pour autant, Ericsson estime que le nombre de connexions « Massive IoT » aura triplé en 2019 pour atteindre près de 100 millions d’unités à la fin de l’année.

Les connexions « Massive IoT » concernent principalement des cas d’usages pour des applications sur réseaux longue distance, connectant un grand nombre d’appareils peu complexes et peu coûteux, dotés d’une batterie longue durée et d’un débit relativement faible. Les technologies NB-IoT et Cat-M se complètent et de nombreux fournisseurs de services déploient les deux technologies, commente l’équipementier suédois. Sur les 114 opérateurs de services identifiés comme ayant lancé au moins une des technologies NB-IoT ou LTE-M, près de 25% ont ainsi lancé les deux technologies. À la fin de 2025, les technologies NB-IoT et Cat-M représenteraient alors 52% des connexions cellulaires IoT.

L’IoT large bande comprend principalement des cas d’utilisation pour des applications sur réseaux longue distance nécessitant un débit plus élevé, une latence inférieure et des volumes de données plus importants que ceux que les technologies Massive IoT peuvent prendre en charge. La technologie LTE prend déjà en charge de nombreux cas d’utilisation sur ce segment. À la fin de 2025, 28% des connexions IoT cellulaires seraient des connexions IoT à large bande, la majorité étant connectées par la 4G. Sous-ensembe de l’IoT large bande, l’IoT critique inclut des cas d’utilisation à la fois pour réseaux longe distance et réseaux locaux nécessitant une latence extrêmement faible et une fiabilité extrême. Les premiers modules prenant en charge les cas d’utilisation de l’IoT critique devraient être déployés en 2020, avance Ericsson. Seule une petite fraction du nombre total de connexions IoT cellulaires sera appelée IoT critique en 2025.

L’Asie du Nord-Est (Japon, Corée, Taïwan, une partie de la Chine et de la Russie) tire l’adoption mondiale de l’IoT cellulaire. À la fin de 2019, Ericsson que la région représentera 60% de toutes les connexions IoT cellulaires, un chiffre qui devrait passer à 68% en 2025. Cela reflète à la fois l’ambition et la taille du marché de l’IoT cellulaire dans cette région.