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EU Chips Act : le plan de l’Europe est salué par la profession

EU Chips Act : le plan de l’Europe est salué par la profession

Sans surprise, l’ESIA ou SEMI ont salué l’European Chips Act présenté hier par la Commission européenne. Des réactions convenues, alors que la presse spécialisée anglo-saxonne pointe comme nous des zones d’ombre sur la répartition des financements entre le public et le privé, l’Europe et les Etats membres, des mesures nouvelles et la réintégration d’anciennes mesures dans ce nouveau package.

Voir à ce sujet, par exemple, l’article d’Electronics Weekly

Ajoutons que le Parlement européen et les États membres devront encore examiner les propositions de la Commission relatives à ce paquet législatif sur les semiconducteurs dans le cadre de la procédure législative ordinaire. S’il est adopté, le règlement sera alors directement applicable dans l’ensemble de l’Union européenne.

Quoi qu’il en soit, la présentation par Thierry Breton, sans lever toutes les interrogations, donne un cadrage plus stratégique à ce projet :

Extraits de la présentation de Thierry Breton, commissaire au marché intérieur.

« L’Europe ne peut pas rester en dehors de la course technologique pour les semiconducteurs du futur. Tous nos grands partenaires internationaux investissent massivement dans ce secteur car il est essentiel pour nos industries, nos économies, nos sociétés. L’Europe ne peut pas regarder passer les trains. Nous devons nous lancer dans la course. Et sans accepter aucune segmentation géographique qui pourrait nous cantonner à des technologies vieillissantes, nous rendant dépendant sur les technologies d’avenir. C’est pourquoi il était important d’ouvrir des perspectives très claires à la fois vers l’excellence technologique – les semiconducteurs de moins de 2 nanomètres – et vers les technologies plus efficaces énergétiquement (le FDSOI). Avec le Chips Act, c’est chose faite.

Dans cette perspective l’Europe a de sérieux atouts car elle a une base de recherche très forte. À titre d’exemple, j’étais à l’Institut de recherche IMEC à Louvain hier, où des chercheurs arrivent déjà à graver des galettes de silicium (appelées « wafers ») à 1,4 nanomètre. Cette excellence en recherche, il faut la consolider. Mais il faut aussi la projeter vers l’industrialisation. C’est tout l’objet de l’initiative « Chips for Europe » qui permettra de financer des infrastructures stratégique – des lignes pilotes ainsi qu’une plateforme de Design – pour tester et industrialiser les processus. Et aussi créer de nouvelles applications pour l’automobile connectée, pour la santé, pour les télécoms, pour la défense et la sécurité. Ces infrastructures uniques seront ouvertes pour l’ensemble des acteurs, grands ou petits, européens ou internationaux. À cette fin, ce sont 11 milliards d’euros que nous investirons d’ici 2030 en combinant le budget de l’Union et celui des États Membres.

La crise des vaccins nous a montré qu’être excellent en recherche n’était pas suffisant pour répondre à nos besoins. Il faut savoir produire. Il ne s’agit pas d’être auto-suffisants, mais de construire une Europe « usine », capable de conquérir une part croissante du marché mondial en pleine expansion et exporter nos semi-conducteurs dans le monde. Il est donc impératif d’investir dans nos capacités de production à la fois dans les très grandes usines (baptisées « Mega Fabs ») mais aussi sur l’ensemble de la chaine de valeur. Il s’agit pour cela de mobiliser l’investissement public et privé, mais à nos conditions : assurer la sécurité d’approvisionnement de l’Europe.

Pour être attractifs, au travers du Chips Act, nous adaptons les règles d’aides d’État au cas particulier des semi-conducteurs et de leur enjeu industriel, économique et stratégique. Les États membres d’ici à 2030 pourraient ainsi investir 30 milliards d’euros dans un nouveau Projet Important d’Intérêt Européen Commun (PIIEC) et dans des Mega Fabs.

Enfin, nous proposons d’être plus réactifs avec un meilleur suivi des marchés. Nous devons mieux anticiper les crises à venir et disposer d’une palette d’instruments de réaction comme par exemple l’autorisation des exportations ou la commande prioritaire. Nous avons appris de la crise des vaccins. Nous complétons donc notre arsenal législatif. Nous adaptons notre marché intérieur aux réalités de la nouvelle géopolitique des chaines de valeur. Nous équipons l’Europe des leviers nécessaires pour maintenir les chaines mondiales ouvertes même en temps de crise. Cela viendra compléter des partenariats internationaux rééquilibrés que nous construirons avec l’ensemble de nos partenaires.

En conclusion, en investissant dans les marchés de l’avenir et en rééquilibrant les chaînes d’approvisionnement mondiales, nous permettrons à l’industrie européenne de rester compétitive, de créer des emplois de qualité et de répondre à la demande mondiale croissante ».

Les 27 pages de la Communication de la Commission sur l’action européenne sur les semiconducteurs

 

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