Alors qu’Intel doit tenir une conférence aux Etats-Unis ce lundi pour dévoiler un nouvel investissement dans son usine de fabrication de Rio Rancho, près d’Albuquerque au Nouveau Mexique, son p-dg, Patrick (Pat) Gelsinger était en tournée en Europe en fin de semaine dernière pour poser ses conditions pour construire une usine sur le Vieux Continent.

La Fab d’Intel de Rio Rancho

Selon Reuters, le p-dg d’Intel aurait rencontré séparément le ministre allemand de l’Economie, Peter Altmaier, le commissaire européen Thierry Breton, et des dirigeants de l’industrie automobile pour évoquer la possibilité de construite une usine en Europe. Le groupe américain, qui veut développer ses services de fonderie, pourrait ainsi répondre aux souhaits de Thierry Breton d’avoir une usine de fonderie compétitive sur le sol européen. Mais Pat Gelsinger aurait posé comme conditions d’obtenir 8 milliards d’euros de subventions. L’Allemagne tiendra la corde face à l’Irlande pour cet hypothétique investissement. Mais les responsables européens ne sont pas tous convaincus de l’opportunité d’investir des milliards dans une fab à l’état de l’art sur le Continent, sans la certitude de trouver des clients pour remplir sa capacité de production. Des conversations se tiendraient également entre la Commission européenne et d’autres acteurs tel TSMC ou Samsung, sans qu’on sache si un projet pourra déboucher un jour. Thierry Breton devrait poursuivre ses échanges en rencontrant demain les dirigeants d’ASML et NXP, affirme l’agence de presse.

Voir l’article de Reuters

Taïwan veut empêcher la Chine de recruter ses ingénieurs

Autre affaire du moment : selon le Nikkei, le gouvernement taïwanais aurait demandé aux agences d’offres d’emploi de retirer les annonces pour des recrutements en Chine afin de lutter contre la fuite des cerveaux dans les semiconducteurs.

« En raison des tensions géopolitiques entre les États-Unis et la Chine, le développement des semiconducteurs en Chine a subi quelques revers et, par conséquent, la Chine est devenue plus agressive dans le braconnage et le ciblage des meilleurs talents taïwanais en matière de puces pour aider à construire une chaîne d’approvisionnement autosuffisante », aurait déclaré un porte-parole du ministère du travail taïwanais. L’interdiction s’appliquerait également aux entreprises taïwanaises ayant des usines en Chine continentale qui souhaitent recruter du personnel travaillant en Chine.

Voir l’article du Nikkei.