Lacroix Group a enregistré un chiffre d’affaires de 238,7 M€ sur le premier semestre de son exercice 2019-2020 (du 1er octobre 2019 au 31 mars 2020), stable par rapport à la même période de l’exercice 2018-2019. À périmètre constant, l’activité affiche un repli de 3,5%.

Après un premier trimestre en progression de 7,6% et une trajectoire de croissance supérieure à 6% en janvier-février, la crise sanitaire s’est traduite par un ralentissement fort et rapide de l’activité à compter du mois de mars. Cet impact s’illustre dans l’évolution du chiffre d’affaires du deuxième trimestre qui s’inscrit finalement en baisse de 7,5% par rapport à la même période de 2018-2019. Le groupe estime ainsi la perte d’activité liée à cette crise exceptionnelle à environ 17 M€ à fin mars.

Toutes les activités sont logiquement pénalisées par la situation. Sur le semestre, l’activité Lacroix Electronics enregistre un chiffre d’affaires de 155,8 M€, en baisse de 4,3%. Après un début d’exercice en croissance confirmant la relance de l’activité en Pologne et le retour à des conditions opérationnelles normales en Tunisie, la dynamique a été interrompue avec un recul de 12,9% du chiffre d’affaires au second trimestre.

Sur Lacroix City, l’activité résiste mieux avec un chiffre d’affaires semestriel en repli de 2,3% (3,5 % à périmètre constant) à 48,9 M€ intégrant un second trimestre en baisse de 3,2%.  

Enfin, sur Lacroix Environment, le chiffre d’affaires semestriel s’établit à 33,9 M€ en croissance de 30,1% porté par l’intégration de la société SAE-IT Systems acquise en février 2019. A périmètre constant, la croissance de cette activité ressort à 1,6% sur l’ensemble du semestre.

Face à cette situation des mesures rapides ont été prises pour assurer la sécurité des équipes et garantir autant que possible la continuité d’activité pour les clients. Parmi ces mesures, Lacroix rappelle la fermeture partielle ou totale de tous les sites industriels du groupe en France et de la Tunisie à l’International. Des décisions ont également été prises afin de sécuriser les financements et de limiter l’impact sur la trésorerie : efforts de réduction des coûts, chômage partiel, report de charges sociales et d’échéances bancaires. Des actions sont également en cours en matière de renforcement des financements.

Le calendrier du projet Symbiose est maintenu

Toutes ces mesures ont été engagées avec toujours en ligne de mire la volonté de ne pas sacrifier la capacité de rebond du groupe. Le plan de marche R&D a été maintenu. Et concernant le projet Symbiose, le calendrier d’ouverture du nouveau site français prévu pour fin 2021 n’est à ce jour pas remis en question.

Enfin, avec plus de 35 M€ de fonds mobilisables (trésorerie et équivalents de trésorerie, lignes de financement non tirées, lignes de découverts non tirées), le groupe dispose de moyens significatifs pour faire face à la situation actuelle.

A ce jour, il est toujours difficile de mesurer avec précision les impacts de la crise sur les résultats de l’exercice en cours. Si les mesures prises doivent permettre de traverser cette période inédite, la visibilité reste réduite ce qui a amené Lacroix Group à suspendre dès le mois de mars ses objectifs annuels. Sur le mois d’avril l’activité est restée fortement impactée malgré la réouverture partielle de l’ensemble des sites industriels fermés en mars. Le redémarrage devrait donc être très progressif en particulier sur les marchés de l’automobile et de l’aéronautique, souligne le groupe.