Les chercheurs du Leti ont mis au point un dispositif baptisé P-link, un « lien de plastique » qui démontre pour la première fois qu’il est possible de guider des ondes radio dans un tube en plastique souple. Il pourrait remplacer le câble de cuivre ou la fibre optique dans certaines applications.

Bon marché, robuste, efficace et peu gourmand en énergie, le dispositif P-link permet de transmettre des informations à haut débit entre deux périphériques. Le dispositif mis au point par les chercheurs du Leti, institut de CEA Tech, est capable de transmettre une information jusqu’à 10 mètres de distance, avec un débit maximal de 15 Gbits par seconde. Son débit moyen de 6 Gbit/s sur un peu plus de deux mètres est suffisant pour transmettre directement des vidéos 4K, évitant ainsi une perte de qualité due à la compression / décompression de l’information.

D’une manière générale, le P-link présente des avantages par rapport aux technologies concurrentes que sont le câble de cuivre et la fibre optique. D’abord, il réduit d’un facteur dix la quantité d’énergie nécessaire pour transmettre un signal. Il est en outre beaucoup plus robuste, car moins sensible aux vibrations et aux ondes électromagnétiques environnantes. Fondé sur l’utilisation d’ondes millimétriques et non nanométriques comme la fibre optique, le montage d’un dispositif à base de plastique est simple et peut être fait à la main : pas besoin de soudure, un simple bout de scotch fait l’affaire ! Bien plus léger que le cuivre, le plastique a de belles perspectives dans l’aéronautique par exemple, assure le laboratoire.

Cette innovation fait suite au G-link, une connexion sans fil de faible puissance développée par le Leti.