La direction de STMicroelectronics France a signé un accord avec les syndicats majoritaires CFE-CGC et CFDT pour poursuivre avec effectif réduit la production sur les sites dans l’Hexagone. La CGT a refusé de signer l’accord.

« En concertation avec les partenaires sociaux, un accord a été signé sur une adaptation temporaire de l’organisation des services de manufacturing Front-end et Back-End et de support aux opérations situées à Crolles, Grenoble, Rennes, Rousset et Tours. Cette adaptation, qui est fonction des sites, pourra aller jusqu’à 50% des effectifs de production sur la période du 19 mars au 2 avril 2020, conjuguant des conditions de sécurité maximales pour les salariés présents sur sites et la continuité de l’entreprise », précise le fabricant de semiconducteurs dans un communiqué.

L’accord a été signé par les syndicats majoritaires CFE-CGC et CFDT. La CGT a refusé de signer l’accord et demande la mise à l’arrêt temporaire des unités de fabrication, avec juste un effectif très restreint pour assurer la sécurité des installations (Seveso), voir uniquement pour la production des puces servant au médical.

STMicroelectronics, qui a réalisé un chiffre d’affaires de 9,56 milliards de dollars en 2019, emploie 10 100 personnes en France sur un effectif mondial de 46 000 personnes (dont 67% en production et 17% en R&D au niveau mondial).