Sans surprise, le marché chinois a décroché en février, selon les statistiques mensuelles de WSTS concernant les ventes mensuelles de semiconducteurs. L’Europe a bien résisté, mais l’évolution géographique des contaminations donnent peu d’espoir que cela dure.

En février, les ventes mondiales de semiconducteurs ont représenté 34,5 milliards de dollars, soit une baisse de 2,4% par rapport au total de janvier 2020, mais ont été supérieures de 5,0% par rapport au total de février 2019, selon les chiffres de ventes mensuelles compilés par l’organisation World Semiconductor Trade Statistics (WSTS) et lissées sur trois mois (les chiffres bruts sont sans doute différents).

Par rapport à janvier 2020, les ventes lissées sur trois mois de semiconducteurs en Chine ont ainsi chuté de 7,5%, à 11,3 milliards. Les autres régions du monde, qui à l’époque avaient encore été pratiquement épargnées par la pandémie du Covid-19, s’en sortent mieux : -1,2%, à 9,42 milliards de dollars pour le reste de l’Asie-Pacifique et autres, -1,4% sur le continent américain, à 7,26 milliards.

En dollars, les ventes au Japon ont même progressé séquentiellement de 6,9%, à 3,2 milliards, tandis qu’en Europe, elles ont progressé de 2,4%, à 3,32 milliards de dollars.

Exprimées en euros, les ventes de semiconducteurs en Europe de février ont représenté 3,014 milliards d’euros, en hausse de 3% par rapport à janvier 2020 et en hausse de 1,3% par rapport à février 2019. Sur les deux premiers mois de l’année, le marché européen des semiconducteurs affiche ainsi une progression de 4,9% par rapport à janvier-février 2019.

Dans son communiqué, l’ESIA souligne la bonne tenue des ventes de févier en circuits analogiques (+2% séquentiellement en dollars), de circuits logiques (+1,7%) et de composants MOS Micro (+1,4%). Le marché des mémoires serait même en forte hausse (+14,8% en un mois).