Les Etats-Unis continuent de peser de tout leur poids sur l’industrie des semiconducteurs. Le fondeur chinois SMIC se trouve ainsi déstabilisé par le nouveau tour de vis de l’administration Trump.

Le Nikkei Asian Review a pu prendre connaissance d’une lettre envoyée par le département américain du Commerce aux fournisseurs américains du fondeur chinois SMIC stigmatisant les « risques sans précédent » que font peser sur la sécurité nationale les composants produits par le fondeur s’ils étaient utilisés par l’armée chinoise. En conséquence, il oblige chaque fournisseur américain d’équipements pour la fabrication de semiconducteurs à obtenir une licence d’exportation pour pouvoir livrer SMIC. Au vu de l’hégémonie des fabricants de machines américains (Applied Materials, Lam Research, KLA, etc.), cela fait poser un risque considérable sur SMIC. Dans un communiqué publié ce lundi, le fondeur chinois affirme qu’il n’a pas reçu les informations officielles concernant le courrier du département américain du commerce. SMIC réaffirme qu’il n’a aucune relation avec l’armée chinoise et ne fabrique pas de composants pour des clients à des fins d’utilisation militaire.

Quoi qu’il en soit, le mal est déjà fait et certains clients chercheraient déjà des solutions alternatives pour la sous-traitance de la production de leurs circuits intégrés.