Orange a tranché : à la suite de l’appel d’offre lancé début 2019 pour la sélection de ses fournisseurs d’équipement 5G, et au terme de plusieurs mois de tests, l’opérateur a sélectionné les équipementiers Nokia et Ericsson. Le Chinois Huawei ne fait pas partie de la liste.

Nokia et Ericsson, partenaires industriels de longue date du groupe Orange, fourniront un ensemble de produits et services permettant le déploiement du réseau 5G sur l’ensemble du territoire. L’accord inclut les antennes, ainsi que des services professionnels associés.

Sur le réseau mobile, les deux sociétés ont, depuis plusieurs années, démontré la qualité de leurs produits, leur accompagnement et leur engagement sur la qualité de l’expérience client, souligne l’opérateur.

Le partenariat avec Nokia se concentre sur les régions Ouest et Sud-Est, zones sur lesquelles la société Nokia est déjà fournisseur de 2G/3G/4G sur le réseau mobile (RAN).

Le partenariat avec Ericsson se concentre quant à lui sur les régions Ile de France, Nord-Est et Sud-Ouest, zones sur lesquelles la société Ericsson est déjà fournisseur de 2G/3G/4G sur le réseau mobile (RAN).

« Pour Orange, le déploiement de la 5G est un formidable défi et un des enjeux majeurs de notre plan stratégique Engage 2025. Nous sommes ravis de poursuivre notre collaboration avec Nokia et Ericsson, deux partenaires clés, de longue date, afin de déployer ce nouveau réseau puissant et innovant. La 5G va permettre le développement de nouveaux usages, de nouveaux services, et enrichir l’expérience de tous nos clients, particuliers et entreprises. Avec cet accord, Orange réaffirme sa volonté d’être leader de tous les réseaux », déclare Fabienne Dulac, directrice générale adjointe, CEO Orange France.

L’Europe botte en touche avec une boîte à outils non discriminante

Cette même semaine, la Commission européenne a édicté une série de recommandations non contraignantes pour faire face aux risques en matière de sécurité liés au déploiement de la 5G, sans toutefois citer nommément Huawei.

La 5G jouera un rôle déterminant dans le développement futur de l’économie et de la société numériques en Europe, rappelle la Commission. La cybersécurité dans ce domaine est essentielle pour garantir l’autonomie stratégique de l’Union. Des milliards d’objets et de systèmes connectés sont concernés, y compris dans des secteurs critiques tels que l’énergie, les transports, la banque et la santé, ainsi que les systèmes de contrôle industriel qui véhiculent des informations sensibles et étayent des dispositifs de sécurité.

Parallèlement, les réseaux 5G offrent davantage de points d’entrée potentiels pour les assaillants en raison d’une architecture moins centralisée, d’une puissance de calcul intelligente à la périphérie, du besoin d’un plus grand nombre d’antennes et de la dépendance accrue à l’égard des logiciels. Les menaces qui pèsent sur la cybersécurité sont en augmentation et de plus en plus sophistiquées. Étant donné que de nombreux services critiques dépendront de la 5G, il est de la plus haute importance stratégique pour l’ensemble de l’UE de garantir la sécurité des réseaux, souligne la Commission.

Les États membres ont recensé les risques et les vulnérabilités au niveau national puis publié une évaluation conjointe des risques à l’échelle de l’UE. Cette boîte à outils se fonde sur une évaluation objective des risques recensés et sur des mesures d’atténuation proportionnées. La Commission lance ainsi des actions relevant de sa compétence et appelle à la mise en place de mesures clés d’ici au 30 avril 2020.

Dans les conclusions associées à la boîte à outils, les États membres sont convenus de renforcer les exigences de sécurité, d’évaluer les profils de risque des fournisseurs, d’appliquer des restrictions utiles aux fournisseurs considérés comme à haut risque, y compris de procéder aux exclusions nécessaires pour les actifs essentiels considérés comme critiques et sensibles (comme les fonctions de cœur de réseau), et de mettre en place des stratégies pour assurer la diversification des fournisseurs.

A cette occasion, Thierry Breton, commissaire au marché intérieur, a déclaré : « L’Europe possède tous les atouts nécessaires pour mener la course aux technologies. Qu’il s’agisse de développer ou de déployer la technologie 5G, notre industrie a déjà pris un bon départ. Aujourd’hui, nous dotons les États membres, les opérateurs de télécommunications et les utilisateurs dans l’UE des outils nécessaires pour construire et protéger une infrastructure européenne présentant les normes de sécurité les plus élevées, afin que nous puissions tous tirer pleinement parti des possibilités qu’offre la 5G ».

Questions-réponses sur la boîte à outils de l’Union Européenne