Les cybercriminels semblent cibler les fondeurs. Après X-FAB, c’est au tour du fondeur de spécialités israélien Tower Semiconductor de révéler une cyberattaque. À titre préventif, le fabricant de semiconducteurs a interrompu certains de ses serveurs et mené « de manière proactive des opérations dans certaines de ses installations de fabrication, et ce, de manière graduelle et organisée ».

Le fondeur israélien ne donne pas plus de détails sur l’ampleur des dégâts et la durée des arrêts de production qu’il a dû consentir. Dans un communiqué, Tower souligne qu’il travaille en étroite collaboration avec les autorités compétentes et avec une équipe d’experts mondiaux de premier plan, afin de récupérer les systèmes touchés le plus rapidement possible. La société a mis en place des mesures spécifiques pour empêcher l’extension de cette et déclare qu’à ce stade, il n’y a aucune évaluation de l’effet réel de la cyberattaque sur la société.

Rappelons que le fondeur X-FAB, qui avait été contraint d’arrêter tous ses systèmes informatiques ainsi que toutes ses lignes de production en réponse à une cyberattaque survenue le 5 juillet 2020, a annoncé en août que tous ses sites de production étaient désormais à nouveau opérationnels.

Tower Semiconductor est un fondeur de semiconducteurs analogiques, qui fournit des technologies et des plateformes de fabrication pour circuits intégrés à destination des marchés de l’industrie, de l’électronique grand public, de l’automobile, du mobile, des infrastructures, du médical, de l’aérospatial et la défense. Tower Semiconductor maîtrise différentes technologies (SiGe, BiCMOS, CMOS, RF CMOS, capteurs d’image, mems, etc.). L’entreprise exploite deux unités de fabrication en Israël (sur tranches de 150 mm et 200 mm de diamètre), deux aux États-Unis (200 mm) et trois usines au Japon (deux de 200 mm et une de 300 mm) via TPSCo, une société commune avec Panasonic.

Au 2e trimestre, Tower Semiconductor a réalisé un chiffre d’affaires de 310 M$ pour un bénéfice net de 19 M$.