Un projet de reprise partielle pour Brandt ?
Stéphan Français, patron du groupe informatique Metavisio-Thomson Computing, a présenté à la presse un projet de reprise partielle qui permettrait de sauver 150 emplois sur le site Brandt près d’Orléans. Mais certains doutent de la viabilité de ce projet.
Le 11 décembre dernier, le Tribunal des activités économiques de Nanterre prononçait la liquidation du groupe d’électroménager Brandt, mettant ainsi fin à une aventure industrielle de plus d’un siècle (la société a été créée en 1924) en France et laissant sur le carreau environ 700 salariés.
Une lueur d’espoir est pourtant venue éclaircir un peu l’horizon à la veille de Noël, avec une conférence de presse au cours de laquelle l’industriel français Stéphan Français, patron du groupe informatique Metavisio-Thomson Computing, a présenté un projet de reprise de certains actifs de l’entreprise de gros électroménagers connue pour ses marques emblématiques Brandt, De Dietrich, Sauter et Vedette.
Le projet de Stéphan Français prévoit notamment de reprendre l’usine Brandt de Saint-Jean-de-la-Ruelle, près d’Orléans (Loiret), avec la réembauche de 150 des 350 salariés qui travaillaient sur le site et la possibilité d’y investir quelque 25 millions d’euros. Un investissement qui permettrait de poursuivre des activités dans le gros électroménager mais également de se diversifier dans d’autres domaines comme l’informatique (le cœur de métier de Metavisio-Thomson Computing) ou les drones.

© Groupe Brandt
Mais depuis la présentation de ce projet, la presse économique fait état de plusieurs réserves concernant cette proposition de reprise partielle, réserves concernant, d’une part, la capacité réelle d’investissement du groupe Metavisio-Thomson Computing, et, d’autre part, la situation du groupe d’informatique empêtré dans des procédures engagées à son encontre par certains de ses actionnaires.
Toujours est-il que le Tribunal des activités économiques de Nanterre devrait lancer d’ici la fin du mois un appel à projets qui permettra à Stéphan Français, ainsi qu’à d’autres repreneurs potentiels, de déposer leurs offres.
Rappelons qu’une offre de la dernière chance avait été présentée début décembre pour éviter la liquidation du groupe Brandt, en l’occurrence un projet de Société coopérative et participative (Scop), soutenu par le groupe Revive, spécialisé dans la reprise et la transformation d’entreprises en France pour un impact économique et social durable. Et bien qu’il ait généré une forte mobilisation des pouvoirs publics – qui s’étaient engagés à hauteur d’environ 20 millions d’euros – et qu’il aurait permis de conserver quasiment la moitié des effectifs, le projet a été retoqué par le Tribunal.


