Une pile flexible et extensible, adhérant à la peau, et capable de produire de l’énergie électrique par transformation de composés présents dans la transpiration, voici le dispositif, unique et breveté, développé par des chercheurs du CNRS, de l’Université Grenoble Alpes et de l’université de Californie à San Diego (USA). Ces travaux ont été publiés dans Advanced Functional Materials.

Des scientifiques du Département de chimie moléculaire (CNRS/Université Grenoble Alpes), spécialistes de la bio-électrochimie, ont décidé de collaborer avec une équipe américaine de l’Université de Californie à San Diego, experte en nanomachines, biocapteurs et nanobioélectronique. Ils ont mis au point un tissu conducteur flexible composé de nanotubes de carbone, de polymère réticulant et d’enzymes, reliés entre eux par des connecteurs extensibles directement imprimés, par sérigraphie, sur le tissu.

Cette biopile, qui suit la déformation de la peau, produit de l’énergie électrique par réduction de l’oxygène et par oxydation du lactate présent dans la transpiration. Après son adhésion sur le bras d’un individu, elle est capable, via la connexion d’un amplificateur de tension, d’allumer une LED en continu. Sa fabrication est relativement simple et peu onéreuse, le coût principal étant principalement lié à la production des enzymes qui permettent de transformer les composants de la sueur. Les efforts des chercheurs portent aujourd’hui sur l’amplification de la tension fournie par la biopile afin de réussir à alimenter des dispositifs portables plus importants.

Voir l’article du CNRS