Dans le cadre du lancement de la 2e génération de Galileo, le système européen de positionnement par satellite, la Commission européenne a attribué mercredi deux contrats pour 12 satellites (6 satellites chacun) pour un montant total de 1,47 milliard d’euros, à Thales Alenia Space (Italie) et Airbus Defence & Space (Allemagne) à l’issue d’un concours ouvert.

L’objectif est de garder Galileo en avance sur la courbe technologique par rapport à la concurrence mondiale et de le maintenir comme l’une des infrastructures de positionnement par satellite les plus performantes au monde tout en le renforçant comme un atout clé pour l’autonomie stratégique de l’Europe.

Les premiers satellites de cette deuxième génération seront mis en orbite d’ici la fin de 2024. Avec leurs nouvelles capacités reposant sur des technologies innovantes (antennes configurables numériquement, liaisons inter-satellites, nouvelles technologies d’horloges atomiques, utilisation de systèmes de propulsion entièrement électriques), ces satellites amélioreront la précision de Galileo ainsi que la robustesse et la résilience de son signal, qui seront essentielles pour la prochaine décennie numérique ainsi que pour une utilisation plus sécuritaire et militaire

Avec le système de navigation par satellite Galileo, l’Europe exploite un système de pointe en matière de positionnement, de chronométrage et de navigation. En service depuis 2016, Galileo fournit des services de signaux à 2 milliards d’utilisateurs dans le monde. 26 satellites sont actuellement en orbite, et 2 satellites supplémentaires devraient être lancés au troisième trimestre 2021. En mai 2018, la Commission a lancé la procédure d’appel d’offres pour l’acquisition d’un premier lot de 12 satellites de deuxième génération dans le cadre d’un dialogue compétitif, avec l’objectif de signer deux contrats (double source) de 6 satellites chacun. La procédure d’appel d’offres a été menée par l’Agence spatiale européenne (ESA) par délégation. Après 2 mois d’évaluation technique et financière détaillée des offres industrielles, l’ESA a recommandé à la Commission de choisir Thales Alenia Space et Airbus Defence & Space qui représentent les meilleures offres techniques et financières.