Thales a présenté ce matin des résultats 2017 et des perspectives 2018 encourageantes. A périmètre et taux de change constants, le groupe français d’électronique professionnelle affiche un  chiffre d’affaires  de 15,795 milliards d’euros, en hausse de 7,2%, pour une marge d’exploitation de 9,8%.

« 2017 a été une nouvelle année record pour Thales. Le groupe a dépassé tous ses objectifs financiers annuels. Comme prévu, les prises de commandes se sont maintenues à un niveau élevé, comparable à celui de 2016 si l’on fait abstraction du contrat exceptionnel lié au Rafale en Inde, enregistré en septembre 2016. Pour la deuxième année consécutive, la croissance organique du chiffre d’affaires a dépassé 5%, portée par l’ensemble des activités. A 9,8%, un niveau jamais atteint par le groupe, la rentabilité opérationnelle se trouve dans le haut de la fourchette des objectifs fixés en avril 2014 », se félicite Patrick Caine, p-dg de Thales, qui ajoute :  « En parallèle, Thales prépare le futur et accélère sa stratégie de développement : en 2017, nous avons augmenté de 9% nos investissements en R&D et avons renforcé nos expertises en intelligence artificielle, avec la création d’un nouveau centre de recherche dans ce domaine, et dans le big data, grâce à l’acquisition de Guavus, pionnier du big data en temps réel ».

Les prises de commandes de l’exercice 2017 s’établissent à 14 920 M€ et affichent une baisse de 10% par rapport au niveau élevé enregistré en 2016, année qui avait bénéficié de la commande de 36 avions de combat Rafale par le gouvernement indien. La bonne dynamique commerciale dans les secteurs Transport et Défense & Sécurité a compensé le ralentissement des prises de commandes dans l’activité Espace. Au 31 décembre 2017, le carnet de commandes consolidé atteint 31 914 M€, soit près de 2 années de chiffre d’affaires.

Le chiffre d’affaires  de Thales s’établit à 15 795 M€, en hausse de 6,1% à données publiées, et de 7,2% à périmètre et taux de change constants. Le chiffre d’affaires bénéficie à la fois d’un rythme de croissance élevé dans les marchés émergents (croissance organique de +10,3%, supérieure à 10% pour la quatrième année consécutive) et de l’accélération de la croissance organique dans les marchés matures (+5,8%, après +3,9% en 2016 et +0,5% en 2015).

Thales affiche pour 2017 un EBIT de 1543 M€ (9,8% du chiffre d’affaires), en hausse de 14%. Tous les secteurs opérationnels contribuent à cette hausse et améliorent leur marge d’EBIT. A 982 M€, le résultat net ajusté, part du groupe progresse de 9%. Le bénéfice net consolidé, part du groupe, s’élève à 822 M€. Il enregistre une baisse de 13%, affecté par la forte baisse des plus-values sur cessions d’activités.

Vers une croissance des ventes de 4% à 5% en 2018

En 2018, Thales devrait continuer à bénéficier de la bonne orientation de la majorité de ses marchés, l’accélération de la dynamique commerciale dans les activités militaires compensant le ralentissement attendu du marché des satellites de télécommunication. Dans ce contexte, les prises de commandes de 2018 devraient se situer autour de 15,5 milliards d’euros. En dépit d’une croissance plus modérée dans l’activité aérospatiale, le chiffre d’affaires devrait enregistrer une croissance organique de 4 à 5% par rapport au chiffre d’affaires 2017 retraité (15 228 M€).

Thales compte poursuivre le renforcement de ses investissements en R&D, en particulier dans les technologies numériques. Les dépenses de R&D autofinancées devraient ainsi être en hausse d’environ 10% par rapport à 2017.

La croissance du chiffre d’affaires, combinée aux effets du plan Ambition 10 sur la compétitivité et la différenciation des produits du groupe, devrait conduire Thales à afficher en 2018, sur la base du périmètre et des taux de change de février 2018, un EBIT compris entre 1 620 et 1 660 M€, en hausse de 19 à 22% par rapport à l’EBIT 2017 retraité (1 365 M€).

Ces perspectives financières ne prennent pas en compte le projet d’acquisition de Gemalto. L’opération devrait être réalisée peu de temps après l’obtention de toutes les autorisations règlementaires usuelles, ce qui est envisagé pour le second semestre 2018.

Voir la présentation des résultats et la stratégie du groupe