Circuits imprimés : nouvelle fermeture d’usine en Allemagne
Après 75 ans d’activité, Unimicron Germany va disparaître. Le groupe taïwanais a décidé de liquider son usine de circuits imprimés de Geldern, en Allemagne, en raison de pertes persistantes. Environ 240 salariés sont concernés.
Nouveau coup dur pour l’industrie européenne des circuits imprimés. Unimicron Germany cessera progressivement ses activités. Son actionnaire taïwanais a décidé, le 27 octobre 2026, de dissoudre la société à compter du 1er novembre et d’engager une procédure de liquidation volontaire. L’entreprise précise qu’il ne s’agit pas d’une procédure d’insolvabilité.

Le site d’Unimicron en Allemagne va progressivement fermer ses portes – © Unimicron Germany
Cette décision est motivée par des pertes récurrentes et un environnement de marché jugé toujours difficile, selon le communiqué de l’entité allemande. Basé à Taïwan, le groupe Unimicron soutenait pourtant financièrement son implantation allemande depuis plusieurs années. Malgré l’examen de différentes possibilités, aucune solution économiquement viable n’a été identifiée pour poursuivre l’exploitation du site de Geldern, qui emploie environ 240 personnes, selon le quotidien régional allemand Rheinische Post.
La production ne s’arrêtera toutefois pas immédiatement. Les volumes seront progressivement réduits au cours des prochains mois, avec une interruption définitive prévue durant le premier semestre 2027. Les commandes en cours et les engagements de livraison seront traités en concertation avec les clients concernés.
Selon le communiqué, le comité d’entreprise a été informé de la décision et invité à négocier les conditions de départ des salariés, notamment un accord collectif et un plan social. Un liquidateur a été nommé à compter du 1er novembre 2026.
Cette fermeture met fin à une présence industrielle de 75 ans en Allemagne, selon Rheinische Post, qui rappelle que le site avait fait l’objet d’importants investissements suite à un incendie qui avait détruit son hall de production au tournant de 2016 et 2017. Environ 45 millions d’euros avaient alors été consacrés à la construction d’un nouveau bâtiment présenté comme l’une des installations de production de circuits imprimés les plus modernes d’Europe.


