Imec.ventures s’installe aux États-Unis
La branche capital-risque de l’institut de recherche belge ouvre des bureaux dans la Silicon Valley et sur la côte Est des Etats-Unis, pour rapprocher start-up européennes des semi-conducteurs et écosystème d’investissement américain.
L’imec poursuit l’internationalisation de ses activités dans les semi-conducteurs avec l’implantation d’imec.ventures aux États-Unis. Le centre belge de recherche et d’innovation dans les technologies avancées annonce la création d’équipes dédiées en Silicon Valley et sur la côte Est afin de soutenir la création et le développement de jeunes entreprises spécialisées dans les semi-conducteurs et les nanotechnologies.
Avec cette implantation, l’imec souhaite renforcer sa proximité avec les écosystèmes américains de l’investissement et de l’innovation tout en poursuivant sa stratégie de croissance en Europe. Le groupe estime que les avancées rapides dans les semi-conducteurs et les nanotechnologies rendent plus difficile la transformation des innovations en produits commercialisables, notamment pour les jeunes entreprises confrontées à des besoins importants en infrastructures, en financement et en accompagnement industriel.

© imec
Pour répondre à ces enjeux, l’imec s’appuie sur imec.ventures, sa structure dédiée au capital-risque technologique. Celle-ci intervient à la fois auprès de start-up déjà existantes dont l’avantage concurrentiel repose sur les semi-conducteurs ou les nanotechnologies, mais aussi dans la création de spin-off issues des recherches de l’imec ou développées avec des universités et centres de recherche partenaires.
Au-delà du financement, imec.ventures met en avant un accompagnement technologique et industriel complet. Les entreprises soutenues peuvent accéder aux capacités de R&D de l’imec, à sa propriété intellectuelle, à ses infrastructures de prototypage et de production en petites séries, ainsi qu’à son réseau international de partenaires industriels et financiers.
« Dans ce cadre, imec.ventures offre un niveau d’accompagnement intégré sans égal dans notre secteur », affirme Olivier Rousseaux, directeur du développement des entreprises de l’imec, qui précise que la présence physique aux États-Unis constitue « une suite logique » afin de renforcer les liens avec les investisseurs américains et de faciliter les échanges entre les start-up accompagnées, leurs partenaires et leurs clients des deux côtés de l’Atlantique.
Cette initiative s’inscrit dans un dispositif plus large comprenant également imec.istart, l’accélérateur de start-up dédié aux technologies numériques et deeptech, ainsi qu’imec.xpand, le fonds d’investissement indépendant centré sur les semi-conducteurs et les nanotechnologies.
Imec rappelle avoir contribué à la création et au développement de dizaines d’entreprises au cours des quarante dernières années. Il entend désormais accélérer cette dynamique à l’échelle internationale grâce à une équipe dédiée au développement de jeunes pousses technologiques.
« Nous recherchons activement des entreprises qui s’attaquent à des problèmes importants, présentent un fort potentiel de marché et sont portées par des équipes performantes et motivées », explique Olivier Rousseaux. Selon lui, la localisation géographique importe moins que « l’ambition de se développer » et la capacité à construire une croissance durable dans les technologies de pointe.


