Changement de stratégie contraint pour Intel qui n’arrive plus à répondre à la demande en microprocesseurs pour PC. Dans une lettre d’excuses à ses clients, le numéro un mondial annonce qu’il va faire appel aux fondeurs pour produire davantage de processeurs.

Dans une lettre datée du 20 novembre adressée à ses clients et partenaires, Michelle Johnston Holthaus, Executive Vice President General Manager, Sales, Marketing and Communications Group, écrit : « Je tiens à vous remercier et à m’excuser sincèrement pour l’impact que les récents retards de livraison de processeurs d’ordinateurs personnels ont sur votre entreprise […] Je souhaite également vous informer de nos actions et de nos investissements visant à améliorer l’équilibre offre-demande […] Malgré tous nos efforts, nous n’avons pas encore résolu ce problème. En réponse à une demande toujours forte, nous avons investi cette année des niveaux record pour augmenter notre capacité de production en technologie 14 nm, tout en augmentant la production en technologie 10 nm. Outre l’augmentation des capacités de fabrication d’Intel, nous avons de plus en plus recours aux fonderies afin de permettre à la fabrication différenciée d’Intel de produire davantage de processeurs Intel ».

Cette capacité supplémentaire a permis une augmentation à deux chiffres l’offre de processeurs Intel pour le second semestre par rapport au premier semestre de cette année. Cependant, l’offre reste extrêmement limitée dans le secteur des ordinateurs, où Intel opère avec des réserves de stocks limitées. Cela a entraîné des retards de livraison importants auprès des clients.

Des commandes auprès de Samsung et TSMC ?

Selon le journal coréen Pulse, Samsung Electronics aurait remporté des commandes pour la production de microprocesseurs pour PC de bureau pour Intel, ce qui lui a donné un élan significatif pour renforcer ses activités de fonderie, qui sont encore relativement faibles. Citant des sources du secteur, le quotidien coréen ajoute que le Taïwanais TSMC a également bénéficié de commandes du numéro un mondial des semiconducteurs.

Toutefois, Pulse laisse entendre que Samsung aurait remporté la plus grosse part du gâteau. D’une part, parce que les capacités de production disponibles chez TSMC sont rares du fait de son succès, mais aussi parce que TSMC produit des processeurs pour AMD, le grand rival d’Intel dans les microprocesseurs pour PC et également des puces pour le Chinois Huawei, honni de l’administration américaine.

Voir l’article de Pulse