Dans un courrier adressé vendredi aux représentants de la filière, Bruno Le Maire et Agnès Pannier-Runacher adressent un message d’encouragement et de reconnaissance du gouvernement à la profession, affirmant que la continuité des activités de fabrication électronique et électrique est essentielle au fonctionnement économique du pays.

« Dès le début de la crise, votre filière a fait preuve de réactivité et de volontarisme face à l’épreuve. La continuité des activités de fabrication électronique et électrique est essentielle au fonctionnement économique de notre pays, indispensable à l’approvisionnement des secteurs critiques, tels que la production d’appareils médicaux, les télécommunications, les infrastructures et services numériques essentiels, l’industrie de défense, la fabrication d’équipements pour les réseaux énergétiques, la logistique, les transports, l’industrie », écrivent le ministre de l’Economie et des Finances et la secrétaire d’Etat auprès du ministre.

Le gouvernement juge ainsi indispensable la poursuite des activités de la filière, dans un contexte de protection des personnels.

Le taux d’activité est remonté aux alentours de 50% chez les sous-traitants

Le SNESE avait très tôt, recommandé à ses adhérents le maintien des activités en respectant impérativement les mesures barrières et de distanciation sociale (voir notre article).  Jean-François Maire, son délégué général, nous fait le point sur cet appel : « Plusieurs adhérents ont fait état d’une reprise hier avec 40 à 60% des effectifs de production. Même s’il est difficile d’être précis, nous estimons grossièrement que le taux d’activité est remonté autour de 50% avec un taux d’emploi de 60% à 70%, compte-tenu des emplois « indirects » qui se poursuivent en télétravail ».

« Les préoccupations du moment sont la capacité à réaliser les paies, certaines entreprises n’ayant pas encore de réponse de la DIRECCTE aux demandes de chômage partiel et craignent des refus et bien évidemment la remise en route des transports qui sont encore très perturbés car des encours importants sont toujours bloqués dans des entrepôts », poursuit le délégué général du SNESE.

Certains transporteurs sont très en peine de redémarrer, d’autres reprennent cette semaine mais n’ont pas la capacité à rattraper les encours. Les routiers continuent de se plaindre du manque de stations ouvertes et équipées car lors de leurs opérations de chargement/déchargement, on ne leur autorise pas l’accès aux locaux des entreprises.

Enfin, le syndicat des entreprises de sous-traitance continue à consulter ses adhérents sur leurs difficultés de paiement éventuelles avec leurs clients (voir le mur de la honte sur le site du SNESE).