En 2019, le chiffre d’affaires cumulé des 50 premiers sous-traitants mondiaux en électronique a représenté 351 milliards de dollars de revenus, soit une augmentation de 21 milliards de dollars par rapport à 2018, selon le bilan annuel de Manufacturing Market Insider, une newsletter spécialisée dans le secteur EMS.

Cela représente une croissance de 6,4%, tirée par les performances des 40 sociétés les moins bien classées du Top50.Dans son communiqué, MMI précise la liste des 10 premiers sous-traitants mondiaux : Foxconn, Pegatron, Jabil, Flex, Wistron, Sanmina, New Kinpo, BYD, Celestica et USI (engagé dans le rachat d’Asteelflash). Ces leaders ont eu des fortunes diverses avec des taux de croissance de chiffre d’affaires allant de -0,7% (Wistron) à +14,2% (Jabil).

Le géant taïwanais Foxconn, à lui-seul, a enregistré une croissance de ses revenus estimée à 2,5% de 2018 à 2019 (les chiffres officiels n’ont pas été publiés). Sans Foxconn, la croissance des revenus du Top 50 de la sous-traitance aurait été en moyenne de 2,6%.

Mais ce qui nous a plus frappé est que, globalement, la région Asie-Pacifique a représenté environ 90,2% du chiffre d’affaires des 50 premiers EMS mondiaux, le Continent américain ne représentant que 7,4% de leurs revenus et la région EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique) seulement 2,3% (soit 8,1 milliards de dollars). La newsletter MMI rappelle qu’au cours des années 90, l’Amérique représentaient plus de 50% de toute la production, l’EMEA assemblant environ 30% et la région Asie-Pacifique servant environ 20% de la production totale. L’information est toutefois ambiguë : il n’est pas clair si MMI considère les zones géographiques comme les endroits où les sous-traitants réalisent leurs opérations de production quelles que soient leurs nationalités, ou si ces ratios donnent la répartition du CA cumulé des 50 premiers sous-traitants suivant l’endroit de leur siège social.

Désormais dans le giron de New Venture Research, MMI, contrairement à ses habitudes, n’a pas rendu public le classement des 50 premiers sous-traitants mondiaux. Une information dont elle réserve la primeur à ses abonnés. Cela ne nous permet plus de vous donner la liste des sous-traitants européens et français les mieux classés dans le Top50.