En complément des mesures de soutien aux entreprises et aux organismes de recherche mises en place pendant les premières semaines de la crise, l’Etat mobilise plusieurs dispositifs du Programme d’investissements d’avenir (P.I.A.) pour appuyer la reprise économique. Ce sont ainsi 550 millions d’euros qui sont engagés pour soutenir la transformation de l’appareil productif et développer de nouvelles solutions pour l’industrie et la transition énergétique. Par exemple, l’Institut de recherche technologique Nanoelec va recevoir 43 M€ de plus.

Alors que la crise sanitaire a souligné le besoin d’appui à la R&D des industriels pour leur permettre de développer des modèles plus résilients, le gouvernement engage 100 millions d’euros en soutien à l’innovation des filières industrielles sous forme d’aides aux projets de recherche et développement structurants pour la compétitivité (PSPC). Il entend ainsi accélérer des innovations collaboratives de rupture associant PME, grands groupes et laboratoires au service d’objectifs industriels prometteurs dans toutes les filières. C’est le cas par exemple dans le domaine technologique avec le soutien à une plateforme d’apprentissage automatique et de mise en œuvre d’algorithmes d’IA (projet AIDA).

« Les crises se caractérisent souvent par une diminution des budgets de R&D et d’innovation car les acteurs publics et privés sont incités à économiser et parer au plus pressé. Au contraire, nous estimons que c’est en mobilisant tous les talents et les ressources disponibles en matière d’innovation que nous pourrons relancer notre industrie et accélérer sa transformation pour la rendre plus verte, plus numérique et plus compétitive. Avec ces 100 millions d’euros nous accompagnons le développement de nouveaux produits ou services dans les entreprises pour faciliter leur rebond », justifie Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances.

En parallèle, les instituts de recherche technologique (I.R.T.) et pour la transition énergétique (I.T.E.), organismes partenariaux qui réunissent industriels et acteurs de la recherche publique autour de projets de recherche et développement, bénéficieront d’une nouvelle tranche de financements pluriannuels pour près de 320 millions d’euros jusqu’en 2023, auxquels pourront s’ajouter plus de 130 millions d’euros jusqu’en 2025 en fonction des engagements des partenaires. Le gouvernement entend ainsi soutenir dans la durée les entreprises dans leurs efforts de recherche au moment où leur situation financière pourrait remettre en question certains projets indispensables à la compétitivité de long terme de secteurs stratégiques pour notre économie (énergies renouvelables, technologies numériques, nanoélectronique, aéronautique, microbiologie, matériaux, etc.)

« Nous sommes à un moment où il est particulièrement important d’investir dans la recherche et l’innovation, comme vecteur de relance, de construction de notre futur commun et de compétitivité de nos filières industrielles. Grâce à l’investissement de 450 millions d’euros de l’Etat en faveur des Instituts de recherche technologique et des Instituts pour la transition énergétique, acteurs de la recherche technologique partenariale qui travaillent en synergie avec la recherche publique, nos entreprises pourront se projeter vers l’avenir avec des ambitions renouvelées et engager notre économie sur le chemin de la résilience et de la durabilité », souligne Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

A titre d’exemple, l’IRT Nanoelec va recevoir 43 M€ supplémentaires entre 2021 et 2023.

Pour Élisabeth Borne, ministre de la Transition écologique et solidaire : « Les instituts pour la transition énergétique permettent de réunir l’excellence de la recherche publique et privée autour d’enjeux clés de la transition énergétique et écologique comme les cellules photovoltaïques ou la ville de demain. La poursuite des travaux permet de rentrer dans une phase de mise en œuvre pour préparer un prédeploiement de ces solutions innovantes ».

Ainsi dans le photovoltaïque, l’INES, Institut National de l’Energie Solaire va recevoir 15 M€ supplémentaires entre 2021 et 2023, tandis que l’ IPVF – Institut Photovoltaïque d’Île-de-France percevra dans le même temps 10 M€ de plus.