Avec le projet GAIA-X, l’Allemagne et la France poursuivent l’objectif de construire une infrastructure de données fiable et sécurisée pour l’Europe. 22 entreprises, onze allemandes et onze françaises, ont officialisé hier en présence des ministres de l’économie des deux pays l’organisation dans laquelle elles se sont rassemblées pour fournir un cadre à l’écosystème GAIA-X.

Ces entreprises assurent à la fois l’offre et la demande pour le projet GAIA-X. Tous les membres de l’organisation s’engagent à suivre les principes suivants : garantir la souveraineté des données, leur disponibilité, leur interopérabilité, leur portabilité, et promouvoir la transparence.

Un premier concept d’architecture technique a également été présenté. Il détaille notamment les services centraux nécessaires à l’écosystème GAIA-X, les règles et normes européennes à respecter, ainsi que les besoins des utilisateurs. Ces besoins ont été établis à l’aide de 40 cas d’application (use cases) dans huit domaines, comprenant l’industrie 4.0, la santé, le secteur des finances, le secteur public, le smart living, l’énergie, la mobilité, et l’agriculture.

« La crise du coronavirus montre actuellement au monde entier à quel point la numérisation est importante, et ce dans le secteur de la santé, dans les écoles, dans les entreprises et dans les foyers. L’Europe doit sortir renforcée de cette crise et employer toute son énergie à faire avancer les innovations numériques. C’est important pour la compétitivité et les emplois futurs. Avec GAIA-X, nous avançons à pas de géant en direction d’une économie des données pour l’avenir. L’objectif est de créer un écosystème numérique en Europe qui promeut les innovations ainsi que de nouveaux services et applications fondés sur les données. Nous invitons tous les partenaires européens et internationaux qui partagent nos principes fondamentaux d’ouverture et de transparence, de confiance, de souveraineté et d’autodétermination à coopérer avec nous » , souligne Peter Altmaier, ministre fédéral allemand de l’Économie et de l’Énergie.

« La volonté commune de la France et de l’Allemagne permet de poser les fondations d’une véritable infrastructure de données européenne. A partir de la coopération entre 11 entreprises allemandes et 11 entreprises françaises, l’Europe pourra promouvoir une nouvelle culture de de la gestion des données d’entreprise s’appuyant sur les principes d’ouverture, d’interopérabilité, de transparence et de confiance », ajoute Bruno Le Maire.

L’idée d’un travail commun sur le « data sharing » a été lancée à Berlin en février 2019 lors de la publication d’un manifeste franco-allemand pour une politique industrielle européenne. A l’occasion du 21e Conseil des ministres franco-allemand à Toulouse en octobre 2019, les ministres Peter Altmaier et Bruno Le Maire avaient convenu d’une feuille de route établissant la coopération franco-allemande dans le domaine de l’intelligence artificielle, ainsi que d’une approche commune pour une infrastructure européenne permettant de conserver notre souveraineté sur les données. L’idée d’une infrastructure de données européenne a été ensuite été présentée pour la première fois lors du Sommet sur le numérique en octobre 2019. Actuellement, des représentants de 300 entreprises européennes et internationales et des organisations scientifiques travaillent à concrétiser ces idées dans le cadre de GAIA-X.

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