Le SCAF bat de l’aile
Le projet d’avion de combat du futur, mené par la France, l’Allemagne et l’Espagne et censé remplacer les Rafale et Eurofighter à l’horizon 2040, est au point mort, voire compromis dans sa configuration actuelle.
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Le projet d’avion de combat du futur, mené par la France, l’Allemagne et l’Espagne et censé remplacer les Rafale et Eurofighter à l’horizon 2040, est au point mort, voire compromis dans sa configuration actuelle.
En marge de l’ouverture du salon du Bourget, Emmanuel Macron a annoncé lundi lors de la conférence ministérielle sur la défense antiaérienne de l’Europe que la Belgique allait rejoindre, comme observateur, le programme de Système de combat aérien du futur (SCAF) développé par la France, l’Allemagne et l’Espagne. Cette participation va accroître la dimension européenne du projet et accélérer le partenariat opérationnel entre les armées de l’Air des quatre pays.
En fin de semaine dernière, le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, s’est rendu à Madrid aux côtés de son homologue allemand, Boris Pistorius, et de son homologue espagnole, Margarita Robles, pour acter le lancement des travaux du projet trilatéral du Système de combat aérien du futur (SCAF).
Suite à l’accord obtenu entre les industriels le 1er décembre dernier sur le projet de système aérien de combat du futur dit SCAF, la Direction générale de l’armement (DGA), au nom des trois pays parties prenantes du projet – la France étant chef de file – a attribué le contrat pour la prochaine phase 1B le 15 décembre 2022 à Dassault Aviation, Airbus Defense and Space et Airbus Defense and Space SAU, Indra et Eumet (société commune entre Safran Aircraft Engines et MTU Aero Engines).
Eric Trappier, p-dg de Dassault Aviation a annoncé, dans un entretien publié hier par le Figaro, avoir trouvé un accord industriel avec Airbus sur l’avion de combat de nouvelle génération (NGF), composante essentielle du SCAF. Le projet était enlisé depuis l’été 2021.
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