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Toyota croit dur comme fer aux véhicules à hydrogène en Europe

Toyota croit dur comme fer aux véhicules à hydrogène en Europe

L’Hydrogen Factory Europe de Toyota aura pour mission de développer l’activité hydrogène du constructeur japonais et de stimuler le déploiement à plus grande échelle d’écosystèmes et d’une infrastructure hydrogène en Europe.

Pionnier des véhicules hybrides, Toyota est en retard sur la concurrence dans le domaine des véhicules électriques, même s’il prévoit la sortie de plusieurs modèles 100% électriques dans les trois ans à venir. Il semble en revanche que le constructeur automobile japonais ait un, voire plusieurs, coups d’avance sur ses adversaires en matière de véhicules à hydrogène.

En tout cas, Toyota y croit dur comme fer, surtout en Europe, comme en témoigne l’annonce faite la semaine dernière par sa filiale Toyota Motor Europe (TME) concernant la création d’une entité locale baptisée Hydrogen Factory Europe, laquelle garantira une approche coordonnée de la commercialisation de la technologie et des modules hydrogène, en couvrant toutes les opérations, depuis le développement et la production jusqu’à la vente et l’après-vente.

© Toyota

L’Hydrogen Factory Europe, dont la localisation n’a pas encore été dévoilée, aura pour mission de produire un nombre croissant de modules de piles à combustible et de soutenir de plus en plus de partenariats commerciaux, dans la droite ligne de la stratégie de l’entreprise visant à atteindre la neutralité carbone en Europe d’ici 2040, soit dix ans plus tôt que l’objectif mondial de Toyota.

Pour le conforter dans sa décision, Toyota prévoit que l’Europe deviendra d’ici 2030 l’un des plus grands marchés de piles à combustible à hydrogène au monde, avec une multiplication constante des applications de mobilité et de production d’énergie. La hausse du nombre d’investissements et de dispositions réglementaires y favorise les travaux de développement ainsi que la croissance du marché. Environ 45 milliards d’euros seront notamment investis d’ici 2027 dans le cadre du pacte vert de la Commission européenne, tandis que le Fonds européen d’infrastructures de transport a alloué 284 millions d’euros – soit environ un tiers de son budget – à l’installation de stations de ravitaillement en hydrogène.

Adoptée récemment, la directive sur les énergies renouvelables (REDIII) établit que d’ici 2030, au moins 42 % de l’hydrogène consommé par l’industrie en Europe proviendront de sources renouvelables. Prévoyant par ailleurs la construction de stations de ravitaillement en hydrogène tous les 200 km maximum, le long des axes principaux du RTE-T (réseau transeuropéen de transport), l’Europe se place aux avant-postes de la technologie hydrogène, estime le groupe japonais.

« L’Europe a durablement confiance en l’hydrogène, tout comme nous, affirme Thiebault Paquet, vice-président de Toyota Motor Europe et directeur de la division Fuel Cell Business. Nous allons poursuivre le développement de véhicules particuliers et d’utilitaires légers à pile à combustible, tout en élargissant notre action dédiée au transport par poids lourds afin de soutenir l’extension d’une infrastructure hydrogène viable. Nous entendons continuer à progresser et à apprendre par le biais d’essais réalisés au sein de notre propre réseau et avec des partenaires partageant notre approche. »

Rappelons que le groupe a lancé en 2015 la Mirai, première berline à piles à combustible hydrogène produite en série, tandis que la 2è génération de piles à combustible a fait ses débuts sur une nouvelle version de la Mirai lancée en 2020. Et cette année, Toyota a étendu son offre avec le premier pick-up Hilux fonctionnant à l’hydrogène.

© Toyota

Mais Toyota estime que ses modules de piles à combustible ne sont pas limités aux seuls véhicules particuliers. Toyota a aussi récemment pénétré le marché stratégique des poids lourds en Europe, avec des camions à hydrogène commercialisés par le constructeur français Hyliko et l’entreprise néerlandaise VDL Groep, et a étendu son partenariat avec le Norvégien Corvus pour intégrer cette technologie dans les bateaux. L’entreprise française d’écomobilité GCK va par ailleurs utiliser des modules de pile à combustible de Toyota pour convertir ses autocars diesel en véhicules à hydrogène.

La technologie de pile à combustible nouvelle génération de Toyota, qui devrait être commercialisée en 2026, garantira des cycles de vie plus longs, une autonomie accrue et des coûts nettement réduits, de l’ordre de 30%, selon le constructeur.

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