En dépit d’une conjoncture défavorable marquée par un recul du marché mondial des semiconducteurs, le Néerlandais ASML, qui règne sans partage sur le marché des équipements de lithographie, est parvenu en 2019 à augmenter ses ventes annuelles de 8%, à 11,8 milliards d’euros, pour un bénéfice net stable de 2,6 milliards d’euros.

ASML y voit le signer que ses clients veulent continuer d’investir pour préparer les technologies futures. Conjoncture oblige, 73% de ses ventes d’équipements de lithographie ont été pour le compte de fabricants de circuits logiques, contre 27% pour les fabricants de mémoires. Grâce à TSMC, 51% de son chiffre d’affaires a été réalisé à Taïwan, à comparer à 16% en Corée, 16% aux Etats-Unis et 12% en Chine.

« Nos ventes au quatrième trimestre se sont élevées à 4,0 milliards d’euros, ce qui porte le total des ventes nettes de l’année à 11,8 milliards d’euros. Nous avons livré huit systèmes EUV au quatrième trimestre et nous avons reçu des commandes pour neuf systèmes EUV. Pour ASML, 2019 a été une nouvelle année de croissance, principalement en raison de la forte demande des fabricants de circuits logique pour les équipements DUV et EUV. Pour les seules machines EUV, nous avons enregistré 6,2 milliards d’euros de prises de commande au cours de l’année et avons vu l’adoption des EUV dans la fabrication à fort volume », commente Peter Wennink, président et CEO d’ASML.

ASML prévoit que 2020 sera une autre année de croissance, à la fois en termes de ventes et de rentabilité, tirée notamment par la demande d’équipements EUV. Le marché de la logique devrait rester solide en 2020, grâce aux investissements dans la 5G et les applications de calcul haute performance. Sur le marché des mémoires, les clients d’ASML commencent à voir les premiers signes de reprise, ajoute Peter Wennink.

Pour le premier trimestre 2020, ASML prévoit un chiffre d’affaires compris entre 3,1 milliards d’euros et 3,3 milliards d’euros.

Voir la présentation des résultats d’ASML

Voir l’analyse d’ASML par Robert Castellano, président du cabinet d’études The Information Network.