Le collège d’experts mandaté dans le cadre du pacte productif pour identifier les marchés émergents sur lesquels positionner la France a remis son rapport vendredi au gouvernement. Présidé par Benoît Potier, le collège d’experts a intitulé son rapport « Faire de la France une économie de rupture technologique » et identifie 22 marchés clés, dont 10 prioritaires. La microélectronique pour l’IA embarqué figure dans les 12 marchés complémentaires.

Ce rapport doit contribuer à construire une stratégie claire pour l’avenir du pays, en proposant des marchés émergents sur lesquels l’Etat est en mesure de définir une stratégie de soutien. Ces marchés conjuguent des bases technologiques françaises solides et des réponses à des grands défis sociétaux, tels que : protéger l’environnement, être en bonne santé, mieux se nourrir ou garantir notre souveraineté (notamment numérique). Il s’agit également de répondre à une concurrence internationale intense qui menace notre économie de déclassement.

Le collège d’expert, construit autour du Conseil de l’innovation, propose ainsi de retenir 22 marchés clés, dont 10 prioritaires. Sur chacun de ces marchés émergents, la France a le potentiel pour jouer un rôle de leader.

Le rapport met également en évidence l’impact de plusieurs technologies transversales qui doivent par conséquent faire l’objet d’une attention particulière : la robotique-cobotique, les technologies de l’IoT industriel (IIoT), les infrastructures de stockage et de traitement des données, les dispositifs de technologies immersives révolutionnent l’interface homme-machine et bien évidemment l’intelligence artificielle.

Sur cette base, le gouvernement effectuera la sélection finale des marchés prioritaires, et élaborera dans le cadre du pacte productif et avec les acteurs concernés des stratégies d’accélérations. Les moyens du nouveau programme d’investissements d’avenir dont l’élaboration a été demandée par le Premier ministre le 19 décembre dernier ainsi que le réinvestissement dans la recherche que portera la loi de programmation contribueront à la mise en œuvre de ces stratégies, souligne le communiqué du gouvernement.

Parmi les 10 marchés clés prioritaires, figurent l’agriculture de précision et les agro-équipements, la santé digitale, les technologies du quantique et la cybersécurité.

A côté des marchés prioritaires identifiés, qui se distinguent par un besoin de concentration des moyens à court terme, le collège a identifié 12 marchés présentant également des enjeux sociétaux mais dont les besoins financiers sont moins conséquents ou renvoient à un nombre plus limité de leviers.

Parmi ces 12 marchés complémentaires, citons : les infrastructures de stockage et de traitement de données, le photovoltaïque, le bâtiment innovant, l’e-learning et les ed-tech, la fabrication additive, les batteries pour véhicules électriques, la microélectronique matériel et logiciel pour l’IA embarqué.

Pour cette dernière, le rapport stipule que le soutien de la filière française est un enjeu dans la course à la compétitivité pour devenir une référence sur l’IA embarquée et pour promouvoir une microélectronique d’excellence et souveraine, post-Nano2022 ainsi que d’explorer de nouvelles approches (par exemple, « open source hardware »).

Télécharger le rapport et les données clés de chacun des 22 marchés identifiés