Alstom va suspendre son activité de trains à hydrogène
Après l’automobile, c’est au tour du ferroviaire de remettre en cause l’hydrogène. Alstom va mettre en pause sa filiale Alstom Hydrogène, une fois ses commandes honorées. Le groupe évoque une technologie pas encore assez mûre et un manque de subventions pour justifier sa décision.
Après Stellantis cet été dans l’automobile, c’est aujourd’hui au tour du transport ferroviaire de remettre en cause la technologie hydrogène. Selon des informations de La Lettre, le groupe Alstom a décidé d’arrêter les activités de sa filiale Alstom Hydrogène, le groupe pointant du doigt une technologie « pas encore assez mûre » et un manque de subventions de l’Etat, pour justifier sa décision. Les salariés de la filiale hydrogène du groupe devraient être réaffectés sur d’autres projets au sein d’Alstom.

© Alstom
L’entreprise assure néanmoins vouloir honorer ses commandes avant de mettre en suspend cette activité. Alstom avait notamment reçu des commandes de trains alimentés par piles à combustible à hydrogène en Allemagne en 2019, en Italie en 2020 et en France en 2021, notamment pour les Régions Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Grand Est et Occitanie.
Jean-Baptiste Djebbari, le ministre délégué chargé des transports à l’époque, avait alors déclaré : « La France a tout pour devenir un champion de l’hydrogène : le gouvernement est pleinement engagé pour faire de cette ambition une réalité. » Aujourd’hui, les priorités semblent avoir changé.
L’industrie automobile se montre, elle aussi, de plus en plus sceptique concernant la technologie hydrogène, à l’image de Stellantis qui a annoncé cet été renoncer à son programme de développement de la technologie de pile à combustible et à la production d’utilitaires légers à hydrogène. C’est un coup dur pour Symbio, la co-entreprise française détenue à parts égales par Forvia, Michelin et Stellantis et qui a inauguré fin 2023 une usine de piles à combustible dédiées à la mobilité, à Saint-Fons, dans le Rhône.


