Le gouvernement a lancé le 2 août, sur proposition de l’Arcep, l’appel à candidatures en vue de la réattribution des fréquences des bandes 900 MHz, 1800 MHz et 2,1 GHz, actuellement utilisées par les réseaux mobiles 2G, 3G et 4G, et dont les autorisations arrivent à échéance entre 2021 et 2024.

Le 14 janvier 2018, le gouvernement avait annoncé l’accord, intervenu sur la base des propositions de l’Arcep, qui vise à généraliser la couverture mobile de qualité pour l’ensemble des Français. Il avait alors fait le choix de prioriser l’objectif politique de cohésion des territoires dans les modalités d’attribution. Ainsi, plutôt que privilégier un critère financier, l’Etat avait décidé d’orienter l’effort des opérateurs vers l’investissement, en prévoyant des obligations de couverture inédites par leur ambition.

Réattribution des fréquences en 2021 et 2024 : priorité à l’objectif de cohésion des territoires

L’Arcep vient de proposer au gouvernement les modalités pour la réattribution des fréquences des bandes 900 MHz, 1800 MHz et 2,1 GHz, dont les autorisations arrivent à échéance entre 2021 et 2024. Bruno Le Maire, ministre de l’économie et des finances, Delphine Gény-Stephann, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’économie et des finances, Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État auprès du Premier Ministre, chargé du Numérique, Jacques Mézard, ministre de la cohésion des territoires, et Julien Denormandie, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la cohésion des territoires, ont lancé le 2 août l’appel à candidatures correspondant.

Les nouvelles obligations qui seront inscrites dans les futures autorisations permettront notamment de :

– démultiplier, à travers un guichet  » mobile « , le rythme des programmes ciblés d’amélioration de la couverture avec la construction par chaque opérateur de 5000 nouveaux sites 4G, parfois mutualisés, dans des zones identifiées par le ministre chargé des communications électroniques ;

– améliorer la qualité de réception sur l’ensemble du territoire, et particulièrement dans les zones rurales. Le nouveau standard d’exigence appliqué aux obligations des opérateurs sera celui de la bonne couverture ;

– équiper en 4G tous les sites mobiles existant actuellement en 2G ou 3G, ce qui revient à l’apporter à plus d’un million de Français sur 10 000 communes ;

– accélérer la couverture 4G le long de 55000 km d’axes routiers ;

– généraliser la couverture à l’intérieur des bâtiments, notamment en imposant aux opérateurs qui s’y seraient engagés durant la procédure de proposer à leurs clients la voix sur Wi-Fi.

Les candidatures doivent être déposées avant le 2 octobre 2018 auprès de l’Arcep qui conduira la procédure d’attribution.

L’Arcep vient également, à la demande des opérateurs, de modifier leurs autorisations d’utilisation de fréquences dans les bandes 900 MHz, 1800 MHz et 2,1 GHz afin de rendre juridiquement opposables les engagements pris en début d’année.

L’Arcep a adopté quatre décisions ajoutant de nouvelles obligations à Bouygues Telecom, Free Mobile, Orange et SFR avec notamment la mise en œuvre du guichet  » mobile « , la généralisation de la 4G et la fourniture d’une offre de voix sur Wifi sous certaines conditions. Ainsi, dès maintenant, ces obligations sont contrôlables par l’Arcep et leur non-respect pourra, le cas échéant, faire l’objet de sanctions.

Pour suivre l’avancement des engagements : le tableau de bord du New Deal