CSO-2, le satellite d’observation de la Terre de la Composante spatiale optique (CSO) des forces armées françaises construit par Airbus, a été lancé avec succès le 29 décembre depuis le port spatial européen de Kourou, en Guyane, à bord d’un lanceur Soyouz.

CSO-2 est le deuxième des trois satellites de la constellation CSO, qui fournira des informations géospatiales à extrêmement haute résolution aux forces armées françaises et à leurs partenaires dans le cadre du programme de coopération MUSIS (Multinational Space-based Imaging System for surveillance, reconnaissance and observation). Les satellites CSO sont équipés d’un système de pointage très agile et sont contrôlés depuis le sol grâce à un centre d’opérations sécurisé. La constellation offrira une capacité d’imagerie 3D et de très haute résolution, dans les domaines du visible et de l’infrarouge, permettant l’acquisition de jour comme de nuit, afin de maximiser l’utilité opérationnelle.

Le satellite CSO-2, identique au CSO-1, sera toutefois placé sur une orbite polaire inférieure, à 480 km d’altitude, pour remplir au mieux la mission d’identification du programme.

Le CNES (Centre national des études spatiales) avait attribué le contrat CSO à Airbus fin 2010 pour le compte de la Direction générale de l’Armement (DGA). Ce dernier comprenait une option pour la livraison d’un troisième satellite, qui a été activée en 2015 lorsque l’Allemagne a rejoint le programme.

Maître d’œuvre du programme, Airbus a fourni la plateforme agile et l’avionique, et a également réalisé l’intégration, les essais et la livraison des satellites au CNES. Thales Alenia Space a livré à Airbus l’instrument optique de très haute résolution.

Les équipes d’Airbus continueront également à gérer les opérations du segment sol utilisateur, comme pour les programmes précédents (Hélios, Pléiades, SarLupe, Cosmo-Skymed).