Réparation électronique : Aserti rachète ADLC et Reman
Le groupe breton Aserti acquiert l’entreprise française ADLC et sa filiale Reman, spécialisées dans la réparation électronique des ascenseurs et des équipements automobiles. L’opération ajoute à Aserti 52 salariés, 7,6 M€ de chiffre d’affaires et près de 300 bancs de test.
Avec l’acquisition de l’entreprise française ADLC et de sa filiale Reman, le groupe breton Aserti renforce son activité historique de réparation électronique tout en élargissant son périmètre aux marchés des ascenseurs et de l’électronique automobile embarquée. Créée en 1987, ADLC est en effet spécialisée dans la réparation de cartes et sous-ensembles électroniques, avec une forte présence auprès des ascensoristes et des entreprises de maintenance, tandis que sa filiale Reman, implantée à Marseille, intervient pour sa part dans la réparation de matériels électroniques automobiles.
Les deux sociétés acquises traitent environ 30 000 produits par an grâce à quelque 300 bancs de test développés en interne. Leurs 52 collaborateurs sont répartis entre Dardilly, près de Lyon, Marseille et Saint-Ouen-sur-Seine. Leur chiffre d’affaires atteint environ 7,6 M€, dont 12% réalisés à l’international, notamment en Allemagne, en Italie, en Belgique et au Luxembourg.

© Aserti
Cette opération rapproche trois entreprises partageant une même approche de la réparation électronique, à savoir prolonger la durée de vie des équipements électroniques plutôt que les remplacer, dans une logique d’économie circulaire. Principalement présent auprès des industriels, Aserti Electronic est notamment labellisé RecQ, consacré à la qualité du reconditionnement.
L’intégration d’ADLC et de Reman porte le parc du groupe breton à environ 700 bancs de test, contre plus de 400 auparavant et lui permet de compléter ses compétences techniques et de renforcer son activité commerciale en Europe, notamment grâce aux positions développées par ADLC en Italie et en Belgique.
La direction des deux nouvelles filiales a été confiée à Florence Bertrand, directrice d’Aserti Electronic France. Le groupe prévoit de maintenir les équipes et le management en place afin de conserver les compétences techniques et la continuité des relations avec les clients.
« Cette acquisition nous permet de réunir des savoir-faire techniques différents et complémentaires, tout en partageant la même exigence de qualité de service, de respect des délais et de proximité avec nos clients », souligne Florence Bertrand, directrice d’Aserti Electronic France.
« Ensemble, nous renforçons notre position sur le marché dynamique de la maintenance d’équipements électroniques, porté par les enjeux d’économie circulaire, renchérit Aymeric Wallaert, directeur Fusions et Acquisitions du groupe Aserti. Cette opération constitue une nouvelle étape de notre stratégie de croissance externe, aux côtés de Chequers Capital [Chequers Capital est entré au capital d’Aserti en mars 2026, ndlr], pour faire de notre groupe un acteur de référence à l’échelle européenne. »
Il s’agit de la quatrième opération de croissance externe d’Aserti en cinq ans, après trois acquisitions réalisées dans la métrologie afin de diversifier son offre. Fondé en 1992 et basé à Vannes, Aserti compte près de 400 collaborateurs répartis sur 28 implantations en France et en Allemagne et a réalisé 50 millions d’euros de chiffre d’affaires consolidé en 2025.


