La reprise de Tech Power Electronics par Axfor définitivement validée
Après plusieurs mois d’incertitude, la cour d’appel de Besançon a confirmé la reprise de Tech Power Electronics par le Français Axfor, mettant fin à des semaines d’incertitude pour les salariés mobilisés afin de préserver leur outil de travail.
Dans un post LinkedIn, la députée du Jura Danielle Brulebois a fait savoir que la cour d’appel de Besançon a confirmé le jugement initial du Tribunal de commerce de Lons-le-Saunier, validant définitivement la reprise de Tech Power Electronics par la holding française Axfor. Cette décision met fin à plusieurs semaines d’incertitude pour l’entreprise spécialisée dans le bobinage et les solutions électroniques et implantée à Courlaoux dans le Jura et Montville en Seine-Maritime.

© Tech Power Electronics Group (TPEG)
Placée en redressement judiciaire en janvier 2026, l’entreprise appartenait depuis 2023 au fonds d’investissement allemand Palero, au sein du groupe international Tech Power Electronics Group. Le tribunal de commerce de Lons-le-Saunier avait retenu l’offre d’Axfor fin juin, soutenue par les salariés de l’entreprise malgré la suppression programmée de 30 emplois sur les 61 que compte le site jurassien.
Mais cette reprise avait été remise en cause début juillet par l’appel déposé par la procureure, redonnant provisoirement la main aux anciens actionnaires et faisant craindre un démantèlement de l’entreprise. Une trentaine de salariés avaient alors déclenché une grève et bloqué l’accès à l’usine pendant quelques jours, redoutant un transfert des équipements vers d’autres sites du groupe.
En réaction à la décision de la cour d’appel de Besançon, la députée du Jura a tout d’abord salué « le travail rigoureux » du Tribunal de commerce de Lons-le-Saunier, « la mobilisation exemplaire des salariés, qui ont protégé leur outil de travail pendant des semaines », ainsi que « l’engagement des élus locaux et le suivi attentif du ministre de l’Industrie, Sébastien Martin », tout en ayant « une pensée pour celles et ceux qui ne poursuivront pas pour le moment l’aventure » et pour lesquels l’ »accompagnement est aujourd’hui une priorité ».
Au delà de l’enjeu local, Danielle Brulebois a également souligné la portée nationale du dossier, Tech Power Electronics fabriquant des cartes électroniques et des composants bobinés pour des secteurs comme le nucléaire, le ferroviaire et la défense, avec parmi ses donneurs d’ordre, la SNCF, la RATP, Framatome, MBDA, Safran, Thales ou encore Alstom.
« Les voir partir, avec les machines et le savoir-faire, aurait affaibli durablement notre souveraineté industrielle », a-t-elle estimé, rappelant que « la souveraineté industrielle ne se décide pas seulement dans les grands plans d’investissement » mais se joue aussi « dans nos territoires, sur des sites de quelques dizaines de salariés ».


