Lancement réussi de la première mission européenne de cartographie du CO2 atmosphérique
Fruit d’une collaboration entre la France et le Royaume-Uni, la mission scientifique MicroCarb, dirigée par le CNES, a été lancée avec succès fin juillet depuis le port spatial de Kourou, en Guyane française.
Thales Alenia Space, société conjointe entre Thales (67 %) et Leonardo (33 %), a annoncé, fin juillet, le lancement réussi de la première mission européenne de cartographie du dioxyde de carbone atmosphérique. MicroCarb est une mission conjointe entre les agences spatiales britannique (UKSA) et française (CNES), cette dernière agissant en tant que maître d’œuvre. Elle est cofinancée par ces deux agences, ainsi que par la Commission Européenne et le gouvernement français dans le cadre du Programme d’Investissements d’Avenir (PIA), géré par l’Agence nationale de la recherche (ANR). Le satellite mis en orbite est conçu pour mesurer précisément le taux de CO2 présent dans l’atmosphère terrestre, et cartographier les flux entre les différentes sources d’émissions anthropiques et les puits naturels de carbone tels que les océans et les forêts.

© CNES
Le satellite est basé sur la plateforme Myriade du CNES. Thales Alenia Space a réalisé la phase AIT (assemblage, intégration et test) de la plateforme du satellite au sein du pôle spatial d’Harwell, en Angleterre, et a géré les préparatifs du lancement. Airbus Defence and Space a fourni le spectromètre infrarouge, qui constitue l’instrument principal de la charge utile.
MicroCarb opérera en orbite basse, à 650 km d’altitude, et servira de précurseur à la mission CO2M (Copernicus Anthropogenic Carbon Dioxide Monitoring) de l’Union européenne, qui s’appuiera sur une constellation de trois satellites équipés de charges utiles fournies par Thales Alenia Space, qui mesureront très précisément les taux de CO2 et de méthane générés par l’activité humaine dans l’atmosphère.
MicroCarb complètera la mission CO2M en fournissant en amont des données d’observation et d’autres informations utiles pour mieux surveiller ces gaz à effet de serre et étayer le processus décisionnel en matière de politique climatique. Ce satellite se distingue également par son mode d’observation par balayage qui permettra de cartographier les concentrations de CO2 à l’intérieur des agglomérations urbaines à l’origine des plus importantes émissions mondiales.


