Le Premier ministre a présidé lundi un comité exécutif du Conseil national de l’industrie (CNI), dédié aux mesures de relance dans l’industrie. A cette occasion, les filières industrielles ont été appelées à se mobiliser pour diffuser les mesures pour l’industrie et faire émerger des projets. Elles ont également été appelées à compléter leur contrat stratégique de filière, dès novembre 2020, autour des trois priorités du plan de relance : écologie, compétitivité et cohésion sociale.

Chaque filière, dont l’industrie électronique, sera ainsi prochainement réunie pour travailler à l’actualisation de son contrat stratégique et y intégrer les enjeux clés du plan de relance : transition écologique et énergétique, souveraineté industrielle et transformation numérique, compétences, parité, emplois des jeunes et des publics en insertion ou en reconversion. Cela sera l’occasion de mettre en évidence les objectifs que chaque filière pourrait se fixer sur ces enjeux et d’aborder les questions des relations donneurs d’ordre / sous-traitants et d’achats responsables, souligne Matignon.

France Relance mobilise ainsi au total près de 35 milliards d’euros en faveur de l’industrie sur la période 2020-2022, autour de quatre axes : décarboner l’industrie, (re)localiser des activités stratégiques critiques, moderniser l’appareil productif, et innover, en soutenant les investissements de recherche et développement mais aussi en préservant et en développant les compétences.

Pour faciliter la mise en œuvre de France Relance et aider les chefs d’entreprises industrielles à se saisir pleinement des dispositifs de soutien, un guide rassemblant l’ensemble des mesures mobilisables par les PME et les ETI industrielles a été remis par le gouvernement aux membres du CNI pour que les filières industrielles puissent pleinement mobiliser les nouveaux dispositifs (voir notre article). Les services de l’Etat en région (DIRECCTE) et le réseau des Chambres de Commerce et d’Industrie (CCI), en lien avec les collectifs régionaux France Industrie, contacteront directement près de 30 000 entreprises, ETI industrielles et PMI pour renforcer l’information sur ces dispositifs.

De nombreuses enveloppes de France Relance sont d’ores et déjà opérationnelles pour les entreprises. Dès maintenant, près de 800 millions d’euros sont disponibles pour soutenir l’industrie dans le cadre des appels à projet suivants : 200 millions d’euros pour la décarbonation de l’industrie ; 300 millions d’euros pour les fonds de soutien à la modernisation des filières automobile et aéronautique ; 150 millions d’euros pour les projets portés par les territoires, dont les Territoires d’Industrie ; 100 millions d’euros pour renforcer notre résilience en relocalisant des chaînes de valeur critiques ;  40 millions d’euros pour soutenir l’industrie du futur et la modernisation des chaines de production.

300 millions d’euros supplémentaires ont également été engagés en 2020 pour soutenir la recherche et développement au sein des filières automobile et aéronautique, en particulier pour la transition écologique.

Par ailleurs, grâce à l’accord européen autour d’un endettement conjoint et d’un plan d’investissement pour redresser l’économie du continent, 40% du plan de relance sera financé par l’Union européenne. Les membres du comité exécutif du Conseil national de l’industrie ont donc échangé sur les actions à mettre en œuvre pour faire naître davantage de partenariats entre les industriels européens, autour de projets structurants, notamment avec nos partenaires allemands dans différentes thématiques (cloud et hydrogène par exemple).

D’ici le prochain CNI, les industriels travailleront avec l’Etat et les régions à l’élaboration d’une feuille de route pour renforcer les partenariats industriels européens autour de projets stratégiques identifiés.