Rapidus récolte près d’un milliard de dollars d’aide publique pour ses puces à 2 nm
Le fabricant japonais de semi-conducteurs boucle un nouveau tour de table public de 150 milliards de yens (environ 943 millions de dollars), portant son financement total à près de 425 milliards de yens (2,7 Md$). Toujours avec l’objectif de produire des puces gravées en 2 nm dès l’an prochain.
Rapidus, société créée en 2022 et soutenue par le gouvernement japonais et huit grandes entreprises nippones (Toyota, NTT, Sony, Nec, SoftBank, Denso, Kioxia et MUFG Bank) afin de remettre le Japon dans la course aux semiconducteurs les plus avancés, vient de finaliser un nouveau cycle de financement de 150 milliards de yens (environ 943 millions de dollars) auprès de l’Agence de promotion des technologies de l’information (IPA), agence indépendante rattachée au ministère japonais de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie (METI).

Atsuyoshi Koike, CEO de Rapidus – © Rapidus
Ce nouvel apport financier s’ajoute à un financement de 100 milliards de yens (629 M$) déjà reçu de l’IPA en début d’année, ainsi qu’à 167,6 milliards de yens (1053 M$) levés auprès de 32 entreprises privées, parmi lesquelles Canon, Fujitsu, NTT, SoftBank et Sony. Le financement total cumulé de Rapidus atteint désormais 424,95 milliards de yens (2,7 Md$), pour un capital social et un excédent de capital légal de 274,95 milliards de yens (1,7 Md$).
Par ailleurs, depuis l’exercice fiscal 2022, la société bénéficie de subventions de l’Organisation japonaise pour le développement des nouvelles énergies et des technologies industrielles (NEDO), dans le cadre de projets de R&D portant sur les technologies de fabrication de semi-conducteurs avancées en 2 nm.
Ambitieux, l’objectif affiché reste le même depuis la création de Rapidus : amorcer, d’ici 2027, une production à grande échelle de semi-conducteurs gravés en 2 nm. Pour y parvenir, le Japonais prévoit de continuer à mobiliser des capitaux auprès de sources publiques et privées, au fur et à mesure de sa transition de la phase de R&D vers l’industrialisation.


