En dépit de la pandémie du Covid-19, les industriels du Sycabel ont poursuivi leur production de câbles à fibre optique pour répondre aux besoins des opérateurs de réseaux de télécommunication. Leurs efforts soutenus semblent avoir enrayé la dégradation de l’indicateur industriel de déploiement du Très Haut Débit (THD) publié par la profession au troisième trimestre de 2020.

Celui-ci montre en effet un léger mieux par rapport aux très bas niveaux de livraisons des trimestres précédents. La remontée de 38,2 points enregistrée par l’indicateur au 3e trimestre, par rapport à son niveau le plus bas de 314,84 points au 2e trimestre, est encourageante après une chute impressionnante depuis le deuxième trimestre de 2019 qui culminait à 506, 68 points.

Cependant, l’analyse de la situation n’atténue pas l’inquiétude de la filière. D’une part, les données de l’indicateur industriel du Sycabel – qui traduisent le rythme de la production – font apparaître un niveau au troisième trimestre de 2020 dépassant à peine celui du deuxième trimestre de 2018. D’autre part, ce niveau est sans commune mesure avec la forte cadence de déploiement de la fibre optique observée parallèlement par l’Arcep au deuxième trimestre de 2020.

A l’heure où l’on parle de relocalisation des filières stratégiques dont fait partie la filière des infrastructures numériques, les industriels du Sycabel réitèrent donc l’impérieuse nécessité d’utiliser au mieux les capacités implantées sur le territoire national et européen. Ces dernières ayant fait l’objet d’investissements très significatifs, il a été démontré qu’elles suffisaient à supporter intégralement les besoins du Plan France Très Haut Débit, affirme l’organisation professionnelle.