Après le rebond du quatrième trimestre 2019, le marché français des semiconducteurs est resté dynamique au premier trimestre 2020. Selon Acsiel Alliance Electronique, le marché français a crû de 6%, à 468 milliards d’euros, par rapport au trimestre précédent, mais reste toutefois inférieur au niveau du 1er trimestre 2019 (voir illustration).

Cette croissance séquentielle de 6% a été celle des ventes à la distribution comme aux clients directs. Parmi les segments de marché, les principaux contributeurs à la croissance ont été l’industriel avec +17% et l’automobile avec +8%. Ces deux segments, qui ont représenté ensemble 68% des ventes aux clients directs au cours du premier trimestre, confirment ainsi le rétablissement observé au trimestre précédent. Il en va de même pour le segment Smart Card qui se redresse spectaculairement avec une croissance de 27%, bénéficiant de la dynamique des ventes de certains composants sécurisés pour les objets connectés. Les ventes destinées aux applications grand-public, informatique et au segment télécoms, d’un volume nettement plus réduit que les autres (12% des ventes aux intégrateurs), ont également enregistré une croissance solide. En sens inverse, le segment Militaire et Aérospatial a connu une forte contraction due à l’avionique après le rebond du quatrième trimestre.

En ce qui concerne les produits vendus en direct aux clients OEM et aux sous-traitants, les bons résultats des ventes aux grands segments automobile et industriel ont largement nourri la croissance des composants MOS Micros, des circuits intégrés analogiques et des discrets, qui ont enregistré des hausses de facturation entre +8% et 10%. En revanche, la croissance des circuits logiques MOS n’a été que de +% et les ventes de capteurs et actionneurs ont subi un léger tassement de -1% après un regain de vigueur en fin d’année 2019.

« Les bons chiffres du premier trimestre 2020 après ceux du quatrième trimestre 2019 sont encourageants pour les tendances futures du marché français. Celui-ci s’est très bien tenu dans l’ensemble au premier trimestre malgré l’apparition de signes de faiblesse en mars dus à la crise du Covid-19, notamment dans l’automobile et le grand public. Les effets délétères du brutal ralentissement économique mondial ne manqueront pas de peser sur les résultats du deuxième trimestre, en France comme partout ailleurs, mais il existe des fondamentaux solides pour bénéficier de la reprise qui suivra », commente l’organisation professionnelle.