Depuis près de 4 semaines, des appels à la grève et des opérations de débrayage se multiplient chez STMicroelectronics en France et singulièrement à Crolles. Les syndicats ne décolèrent pas contre le refus de la direction du groupe franco-italien d’une augmentation générale des salaires, en dépit des bonnes performances du fabricant de semiconducteurs.

Selon l’intersyndicale CGT, CFDT, CAD de STMicroelectronics à Crolles, environ 500 salariés ont participé à ces opérations depuis le 5 novembre.

Dans un communiqué, l’intersyndicale exprime ses griefs à l’encontre de la direction du groupe : « depuis 2018, la société STMicroelectronics réalise des résultats record générant un bénéfice d’un milliard de dollars voire plus, recevant en même temps de conséquentes aides publics. Dès lors, la politique de reconnaissance, qui n’était déjà pas hauteur des attentes, a changé. La direction s’oriente maintenant vers une politique d’individualisation des salariés en préférant reconnaître la performance de certains au détriment de la majorité de la population. Cela afin de tirer vers le bas sa masse salariale ».

Un reportage de France Bleu sur le conflit social donne la parole à direction du site qui affirme que « la politique salariale 2020 reconnait les promotions et évolutions de carrière. Par ailleurs, et sous réserve des conditions légales nécessaires, ST débloquera début 2021 un supplément d’intéressement au titre de l’année 2020. La direction a proposé aux organisations syndicales une répartition uniforme de ce supplément d’un montant de 350 euros entre les salariés, conditionnée à la signature d’un accord collectif ».

Une affirmation contestée par les syndicats qui appellent à une quatrième vague de débrayages en cette fin de semaine.

Voir l’article de France Bleu