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L’ESA confie au Français NanoXplore le futur du FPGA spatial européen en 7nm

L’ESA confie au Français NanoXplore le futur du FPGA spatial européen en 7nm

Le programme Ulisse, l’un des plus grands contrats jamais attribués par l’ESA en composants électroniques, vise à doter l’Europe d’une technologie FPGA spatiale souveraine de nouvelle génération.

Signé le 24 juin 2026, le programme ULISSE (ULtra deep Sub-mIcron interface and SyStem in package technology) marque un tournant dans la politique européenne de souveraineté spatiale. L’Agence Européenne de l’Espace (ESA) a choisi le Français NanoXplore, spécialiste de la conception de SoC et de FPGA haute fiabilité pour les marchés du spatial, de la défense et de l’avionique, pour piloter le développement des fondations technologiques des futures capacités européennes de FPGA spatiaux en technologie 7 nm. Il s’agit de l’un des plus importants contrats jamais attribués par l’ESA dans le domaine des composants électroniques.

© NanoXplore / ESA

Ce programme répond à un constat devenu incontournable : à mesure que les satellites intègrent toujours plus d’IA embarquée, de traitement de données en orbite et de capacités autonomes, la microélectronique s’impose comme une capacité critique pour les futures missions spatiales. Les FPGA, ces circuits logiques reprogrammables capables d’exécuter des traitements complexes en temps réel, en constituent un composant essentiel et l’Europe ne disposait jusqu’ici d’aucune filière souveraine à l’état de l’art en deçà de 28 nm. ULISSE vise donc à combler ce retard.

Le programme portera sur le développement de blocs de propriétés intellectuelles avancés durcis aux radiations, de bibliothèques de conception et de technologies System-in-Package (SiP) et contribuera au développement d’ULTRA7, la future plateforme européenne de référence de FPGA spatiaux haute performance. Il s’inscrit dans la continuité de plus de dix années de collaboration entre l’ESA et NanoXplore et réunit un consortium industriel piloté par NanoXplore en France, avec des partenaires en Belgique, en Italie et au Royaume-Uni, ainsi que le soutien du CNES et de la Commission européenne via la DG DEFIS.

« La qualification récente de notre FPGA NG-ULTRA démontre que l’Europe dispose des compétences et du savoir-faire nécessaires pour développer des technologies FPGA durcies aux radiations destinées aux missions spatiales les plus critiques, assure Édouard Lepape, directeur général de NanoXplore. Avec le soutien constant de l’ESA, nous préparons la nouvelle étape : développer les fondations d’un écosystème européen de FPGA en technologie 7 nm. C’est une étape décisive pour l’avenir du calcul embarqué, des satellites autonomes et de la souveraineté technologique de l’Europe dans l’espace. »

« L’industrie européenne continue de démontrer sa compétitivité, et le développement des technologies 7 nm constitue une première étape d’un effort continu visant à mettre les technologies de semi-conducteurs les plus avancées au service des applications spatiales », renchérit Ali Zadeh, directeur de la division Avionique et composants EEE de l’ESA.

NanoXplore, qui a récemment lancé NG-Ultra, présenté comme le FPGA durci aux radiations le plus avancé au monde, se positionne ainsi comme le fer de lance d’une ambition européenne qui dépasse largement le seul secteur spatial.

Entreprise familiale française indépendante fondée en 2013 et basée à Sèvres (Hauts-de-Seine), NanoXplore s’est forgée en un peu plus d’une décennie une place unique sur le marché des composants durcis aux radiations. Les FPGA de NanoXplore sont déjà intégrés à d’importants programmes spatiaux comme Galileo et Copernicus et offrent une alternative souveraine aux composants non européens.

NanoXplore s’appuie en effet sur une chaîne d’approvisionnement 100% européenne (elle possède deux sites d’activité situés à Sèvres et à Montpellier), y compris pour la fabrication de ses puces, ce qui en fait un acteur clé de la stratégie dite « sans ITAR » , c’est-à-dire non soumise à la réglementation américaine sur les exportations de matériel de défense. Cette maîtrise de la chaîne de valeur, de la conception au produit final, est une condition sine qua non pour répondre aux besoins de sécurité, de résilience et d’autonomie technologique des secteurs spatial et de la défense, et contribuer au renforcement de la base technologique et industrielle de défense (BTID) européenne.

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