Cicor finalise l’acquisition du sous-traitant espagnol Mades
Annoncée en avril dernier, cette acquisition permet au sous-traitant suisse de s’implanter en Espagne et de se renforcer sur le secteur de l’aérospatiale et de la défense.
Le groupe Cicor annonce aujourd’hui la finalisation de l’acquisition de 100% des actions du sous-traitant espagnol Mades (Malaga Aerospace, Defence & Electronics Systems), auprès du groupe français Latécoère. Grâce à cette acquisition annoncée en avril dernier, Cicor renforce sa position de premier sous-traitant paneuropéen pour le marché en pleine croissance de l’aérospatiale et de la défense, tout en élargissant sa clientèle sur le marché espagnol.

© Malaga Aerospace, Defence & Electronics Systems (Mades)
Mades emploie une centaine de personnes et a réalisé un chiffre d’affaires d’environ 29 millions d’euros pour l’exercice 2024, dont la majeure dans le secteur de l’aérospatiale et de la défense. Cicor précise par ailleurs que la marge d’Ebitda de l’Espagnol est légèrement supérieure à la sienne et que « la direction et les employés de Mades continueront de servir leurs clients avec un engagement sans faille et de maintenir les normes de service et de qualité éprouvées qui ont fait l’excellente réputation de l’entreprise sur le marché ».
Après les acquisitions et intégrations d’Axis Electronics, STS Defence et TT Electronics IoT Solutions, toutes au Royaume-Uni, l’entrée sur le marché français via l’acquisition d’actifs clés d’Éolane France et le partenariat stratégique avec Mercury (Suisse), l’acquisition de Mades marque une nouvelle étape dans l’expansion stratégique du sous-traitant suisse, en particulier sur les marchés de l’aérospatiale et de la défense. Pour son exercice 2025, Cicor s’attend à un chiffre d’affaires compris entre 620 et 650 millions de francs suisses (entre 660 et 693 M€), incluant la clôture de Mades.
Cicor pas impacté financièrement par les droits de douane US
Le groupe suisse estime par ailleurs que « les droits de douane punitifs annoncés par les États-Unis le 1er août 2025 sur certaines exportations industrielles en provenance de Suisse n’ont pas d’impact financier significatif sur le groupe ».
Au premier semestre 2025, la part des exportations non exemptées vers les États-Unis ne représentait en effet que 0,8% du chiffre d’affaires du groupe. Pour les livraisons en provenance de Suisse, cette part était encore plus faible, à moins de 0,3%. « Les seuls revenus pertinents proviennent des livraisons au secteur des technologies de la santé. Ces produits peuvent être importés aux États-Unis en franchise de droits en vertu du Protocole de Nairobi. Cet accord international autorise l’importation en franchise de droits de douane de biens spécifiques, notamment ceux destinés à un usage médical et de technologies ou produits présentant une valeur sociétale particulière », conclut Cicor.


