Inspection des semiconducteurs : Merck inaugurera le 5 mai sa nouvelle usine en Isère
Ce nouveau site industriel de 4500 m², doté de 2000 m² de salles blanches et conçu comme une usine à énergie positive, vise à renforcer la souveraineté technologique européenne dans le domaine de la métrologie et de l’inspection dédiées aux semiconducteurs, tout en multipliant par cinq ses capacités.
Dans un contexte de forte demande mondiale en semiconducteurs et de recherche accrue d’autonomie industrielle en Europe, Merck va franchir une étape importante avec l’ouverture prochaine de son nouveau site de Saint-Ismier, en Isère. Le projet SCSI (Semi-Conducteur Saint-Ismier), lancé à la suite de l’acquisition de Unity-SC en 2024 et dont la première pierre a été posée en janvier 2025, s’inscrit dans une stratégie ambitieuse du groupe allemand visant à renforcer les capacités européennes en métrologie et inspection des semiconducteurs, deux domaines essentiels pour garantir la qualité et la performance des puces électroniques.

© Merck
Construit en seulement seize mois, ce site de 4500 m², dont 2000 m² de salles blanches, sera inauguré officiellement le 5 mai 2026. Conçu pour répondre aux standards industriels les plus exigeants, il intègre des innovations avancées en matière d’efficacité énergétique et se distingue notamment comme la première usine à énergie positive du bassin grenoblois dédiée à ce secteur, selon Merck.
« Ce nouveau site de 4500m² représente un investissement stratégique majeur […] pour multiplier par cinq nos capacités de production, tout en incarnant notre engagement environnemental avec un bâtiment à énergie positive », déclarait Eloi Delorme, responsable du projet SCSI, lors de la pose de la première pierre en janvier 2025.
Le projet bénéficie du soutien financier du plan France 2030, témoignant de son importance stratégique pour la filière électronique française et européenne. Il comprend des infrastructures dédiées à l’innovation, notamment un DémoLab et un laboratoire spécialisé dans l’inspection de nouveaux matériaux, afin d’anticiper les évolutions technologiques du marché.
Avec une mise en service prévue en 2026, cette nouvelle usine ambitionne de répondre aux besoins croissants de secteurs clés tels que les véhicules électriques, les centres de données et l’IoT, tout en consolidant la position de Merck comme acteur incontournable de la chaîne de valeur des semiconducteurs.


